Trois matchs, trois défis : les Tigres apprennent malgré les revers

Claude Marquis | 1 décembre 2025 | 14:23
Xavier Sabourin, Tigres de Victoriaville - VICTO VS BLAINVILLE-BOISBRIAND 30-11-25. (Crédit photo Alex Garneau)

Les Tigres de Victoriaville viennent de terminer une séquence de trois matchs en trois jours. Ils ont réussi à arracher une victoire en prolongation contre le Phénix de Sherbrooke, samedi, mais se sont avoués vaincus deux fois plutôt qu’une face aux Wildcats de Moncton et à l’Armada de Blainville-Boisbriand. Malgré les défaites, l’entraîneur-chef des Félins, Simon Olivier, continue de voir son verre à moitié plein.

Pour Simon Olivier, une défaite en prolongation contre la troisième meilleure équipe du circuit reste une « bonne game ».

En conférence de presse après le match de vendredi, Olivier s’est dit fier de l’effort de ses hommes qui ont réussi à garder « la game serrée contre une grosse machine de hockey », en faisant référence aux joueurs plus vieux et plus costauds des Wildcats de Moncton.

Pour les partisans des Tigres, il s’agissait, par contre, d’un troisième match à domicile où les Félins menaient avant de se faire rattraper par-derrière par l’adversaire. Déception certaine pour l’assistance, mais pour Simon Olivier, ce genre de matchs est porteur d’apprentissages.

« On apprend de nos erreurs. Il y a quelques séquences où on sort de notre structure et qui ont coûté des buts. On doit apprendre à devenir meilleur, à savoir jouer avec l’avance, à savoir gérer le temps qui reste au tableau et le score. »

Simon Olivier, entraîneur-chef des Tigres de Victoriaville

Simon Olivier le répète souvent depuis les dernières semaines : son équipe progresse, mais on doit lui laisser le temps de progresser et d’apprendre. Olivier note déjà « une meilleure structure de jeu, davantage de tirs bloqués, des pointages finaux plus serrés et des opportunités en offensive pour compter plus nombreuses » dans les deux dernières semaines d’activités.

Malgré la déception, il faut quand même continuer d’avancer.

Samedi, la déception aura fait place aux cris de la victoire. Les Tigres ont signé leur seule victoire de la fin de la semaine contre le Phénix de Sherbrooke par la marque de 3 à 2, match qui s’est terminé en prolongation, alors que les Félins étaient à Sherbrooke.

Le retour à la maison ne s’est pas fait en douceur. L’Armada de Blainville-Boisbriand, deuxième équipe au classement du circuit, attendait les Félins de pied ferme au Colisée Desjardins, dimanche. L’Armada a récolté une grosse victoire de 4-1 sur la route face aux Félins, un peu plus loin des résultats « plus serrés » obtenus lors des derniers matchs.

« 4-1, je ne peux pas vous dire que je suis satisfait. C’est une déception notable pour tout le monde. »

Simon Olivier, entraîneur-chef des Tigres de Victoriaville

Les Félins ont pourtant bien commencé cette partie. Olivier note que ses hommes étaient « physiques » en première, toujours les premiers sur la rondelle, mais il mentionne avoir senti « une cassure » en deuxième période. « T’as pas la même [endurance] à 16-17 ans, qu’à 19-20 ans. Trois games en trois jours pour une jeune équipe, c’est moins évident. »

Trois parties en trois jours ,c’est peut-être beaucoup pour une jeune équipe, mais « trois matchs en trois jours contre trois bonnes équipes », l’entraîneur-chef des Félins ne peut que souligner l’avancement et l’amélioration de ses joueurs dans de telles circonstances.

Xavier Sabourin a d’ailleurs inscrit son tout premier but dans la LHJMQ dimanche. À son sujet, Simon Olivier mentionne les nombreuses blessures qui l’ont tenu à l’écart de la glace pendant plusieurs semaines : « Il doit prendre le temps de reprendre le synchronisme. »

Les Tigres prendront le chemin de Trois-Rivières, mardi, pour un premier entraînement matinal sur la patinoire de l’Hippodrome dans le cadre de la Classique hivernale. Leur premier match est prévu pour ce vendredi contre le Phénix de Sherbrooke. Simon Olivier s’est dit excité à l’idée de participer à cette Classique : « Ça va être un événement plaisant pour les joueurs et le personnel, ça fait différent. »