Collision avec blessé grave à Victoriaville : la conductrice condamnée à une peine à purger dans la collectivité

Claude Marquis | 18 février 2026 | 16:48
(Photo courtoisie)

Chantal Bachand, cette conductrice de la Montérégie qui a percuté une motocyclette et son conducteur en août 2024 sur le Boulevard Pierre-Roux à Victoriaville, a finalement écopé d’une peine d’emprisonnement avec sursis. Le juge Bruno Langelier, de la Cour du Québec, a rendu la sentence, mercredi, au palais de justice de Victoriaville.

L’accusée a été condamnée à une peine d’emprisonnement de 22 mois à purger dans la collectivité. Elle est soumise à des conditions de détention « rigoureuses », dont le respect d’un couvre-feu et une assignation à la maison en tout temps, sauf pour des rendez-vous importants.

Le juge Langelier devait également se prononcer sur l’interdiction de conduire de Mme Bachand. Elle ne pourra pas conduire de véhicule à moteur pour la prochaine année. Elle devient, par contre, admissible « dès ce jour » au programme pour l’obtention d’un anti-démarreur.

Le juge Langelier a retenu, comme facteurs aggravants pour dicter sa peine, l’alcoolémie « élevée » de Mme Bachand lors de l’accident, le fait qu’elle ait conduit sur une centaine de kilomètres, alors qu’elle était sous l’influence de l’alcool, ses louvoiements et ses excès de vitesse sur le Boulevard Pierre-Roux à Victoriaville et les séquelles « sérieuses » subies par la victime (physiques et psychologiques).

Par contre, le plaidoyer de culpabilité enregistré par Mme Bachand, en mars 2025, le fait qu’elle n’ait pas d’antécédents judiciaires, qu’elle reconnaisse pleinement sa responsabilité, ses remords et son empathie envers la victime, son risque de récidive considéré comme « faible » par le Tribunal ainsi que son rapport présentenciel qualifié de « positif » ont convaincu le juge qu’elle ne représentait pas un danger pour la collectivité si elle devait purger une peine avec sursis.

La Couronne réclamait 12 mois d’emprisonnement ferme. La Défense demandait, quant à elle, une peine d’un maximum de deux ans à purger dans la collectivité.