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L’ACEF des Bois-Francs souligne ses 60 ans en appelant à changer le discours sur la pauvreté
Ce sont près de 200 étudiants qui ont assisté à la conférence Collectif pour un Québec sans pauvreté, présentée au Grand Auditorium du Cégep. (Photo courtoisie) Dans le cadre de son 60e anniversaire, l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) des Bois-Francs des Bois-Francs a tenu deux événements mercredi dernier afin de participer à la campagne nationale « Le discours doit changer : parlons de pauvreté! », mene par le Collectif pour un Québec sans pauvreté : une conférence au Cégep de Victoriaville suivi d’un 5@7 au Café Farniente.
Ce sont près de 200 étudiants qui ont assisté à la conférence Collectif pour un Québec sans pauvreté, présentée au Grand Auditorium du Cégep.
La présentation a permis d’aborder les réalités actuelles de la pauvreté, particulièrement chez les jeunes adultes. Plusieurs étudiants ont témoigné des difficultés à joindre les deux bouts, même avec un ou deux emplois, lorsque ceux-ci sont disponibles, dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie.
L’occasion a aussi permis de présenter le manifeste du Collectif aux étudiants, l’objectif étant de appeler que la lutte à la pauvreté relève de choix politiques et collectifs.
En soirée, une trentaine de membres ainsi que des citoyens se sont réunis au Café Farniente pour un atelier d’éducation populaire autonome, offert dans une formule 5@7.
Les participants ont eu l’occasion d’échanger sur les préjugés entourant la pauvreté et sur les pistes d’action possibles à l’échelle locale et nationale. Le manifeste du Collectif y a également été présenté et discuté.
60 ans d’engagement
L’ACEF des Bois-Francs célèbre son 60e anniversaire, cette année. L’organisme accompagne les gens dans la défense de leurs droits économiques et sociaux.
Dans les six dernières décennies, l’ACEF des Bois-Francs a pu constater « que, dans les situations de pauvreté, c’est bien l’insuffisance de moyens, et non le manque de volonté qui fait que les gens n’arrivent pas. » Quand les moyens financiers manquent, « ce sont des droits fondamentaux qui sont en jeu, comme le droit à une alimentation saine et à un logement adéquat », rappelle l’organisme.
La campagne « Le discours doit changer » réclame notamment un revenu décent et un accès universel aux services et dénonce que 645 000 personnes soient réduites à vivre sous la Mesure du panier de consommation (MPC) au Québec.
Pour l’ACEF, la pauvreté n’est pas une question individuelle, mais bien un enjeu collectif qui interpelle l’ensemble de la société.