Conférence controversée : Alex Boissonneault déplore l’« intimidation idéologique »

La Presse Canadienne | 19 mars 2026 | 13:27
Alex Boissonneault, député du Parti québécois, répond aux questions des journalistes à l'Assemblée nationale, à Québec, le mercredi 11 février 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot

Le député péquiste Alex Boissonneault déplore une campagne «d’intimidation idéologique» de la part d’une organisation féministe qui réclame l’annulation d’une conférence sur l’avenir de la nation québécoise à l’Université Laval à laquelle il doit participer. 

Le groupe «Féministes en mouvement de l’Université Laval» accuse les panélistes de tenir un discours «traditionaliste», «discriminatoire», «voire haineux». 

«Je déplore qu’il y ait des gens, souvent associés, on va le dire, à une certaine frange de la gauche, souvent associée aussi à Québec solidaire – même des porte-paroles ont relayé le message – qui intimident comme ça pour confisquer le débat», a affirmé Alex Boissonneault en point de presse jeudi à l’Assemblée nationale. 

Le député péquiste fait référence à la porte-parole solidaire dans Montmorency, Annie-Pierre Bélanger, qui a dit saluer l’initiative du groupe féministe. 

«Si j’étais étudiante, j’irais « trasher » la conférence avec une gang de militant-e-s. J’organiserais une action directe comme j’en ai organisé jadis par le passé», a-t-elle écrit sur Facebook mardi.

L’événement, organisé par le comité du Parti québécois de l’Université Laval, doit se tenir le 26 mars. 

En plus du député péquiste, les autres panélistes de la conférence sont l’animateur du média indépendant spécialisé en géopolitique «7 Jours sur Terre», Benjamin Tremblay, et l’ancien rédacteur de discours du premier ministre François Legault, Étienne-Alexandre Beauregard. 

«Évidemment je me retrouve avec des panélistes avec qui je ne m’entends pas sur tout, au contraire. Je me retrouve avec un panéliste qui a écrit les discours de François Legault, et un autre qui a tenu des propos très très durs envers mon chef, mais ça va me faire plaisir de discuter», a ajouté Alex Boissonneault. 

L’Université Laval a indiqué qu’une «association étudiante a le droit de tenir des activités si elles respectent les règles de l’Université qui veille à ce que toute activité se déroule dans un environnement sécuritaire pour l’ensemble des participantes et participants». 

«L’Université Laval se veut un lieu de discussion libre, ouvert, où toutes les voix peuvent être entendues et où différents points de vue peuvent être soumis et débattus dans le respect», a écrit le porte-parole Simon La Terreur dans une déclaration écrite transmise à La Presse Canadienne.