Retour de la campagne annuelle des pires routes du Québec 

Guylain Jean | 19 mars 2026 | 15:21
Image d'illustration par Depositphotos

CAA-Québec relance sa campagne annuelle des pires routes au Québec. Pour une 11e année, l’organisation invite les citoyens à dénoncer l’état du réseau routier en participant à cette initiative qui se veut un véritable exutoire collectif.

Jusqu’au 13 avril, la population peut voter en ligne pour les routes jugées les plus problématiques. Chaque citoyen peut voter une fois par jour et encourager son entourage à faire de même afin d’attirer l’attention sur certaines artères en mauvais état. Bien que la campagne ne repose pas sur une méthodologie scientifique, elle vise à mettre en lumière un enjeu bien réel : la qualité et la sécurité du réseau routier québécois.

À la suite du vote, CAA-Québec s’engage à faire le suivi auprès des municipalités concernées ainsi qu’auprès du Ministère des Transports et de la Mobilité durable pour les dix routes qui figureront au palmarès.

L’organisme rappelle que les routes pointées du doigt en 2025 ont souvent mené à des annonces d’investissements. Certains travaux se chiffrent à quelques milliers de dollars, alors que d’autres projets sont beaucoup plus importants, comme celui du chemin Notch, à Chelsea, qui nécessitera près de 3,5 millions de dollars d’ici 2029.

Parallèlement, CAA-Québec fait partie du Regroupement pour de meilleures routes au Québec, qui milite pour un meilleur financement et une meilleure planification de l’entretien routier. Dans le cadre des consultations prébudgétaires, le groupe recommande notamment de prioriser l’entretien des infrastructures existantes avant d’en développer de nouvelles et de protéger les budgets consacrés à ces travaux.

Selon un sondage mené en 2025, près de 79 % des membres de CAA-Québec appuyaient même une suspension temporaire des nouveaux projets routiers jusqu’à la remise en bon état du réseau actuel.

« Le moment d’agir est venu », affirme le directeur des affaires publiques de l’organisation, Nicolas Ryan, qui estime que la campagne permet de maintenir la pression sur les décideurs afin d’améliorer durablement les routes du Québec.