Développement éolien : pas en terres agricoles, réclame la présidente de l’UPA Centre-du-Québec

Louis-Philippe Harnois-Arel | 30 mars 2026 | 10:04
(Crédit photo : Depositphotos)

Bien que l’Union des producteurs agricoles du Centre-du-Québec soit en faveur de la croissance énergétique en province, la fédération régionale réclame qu’il ne se fasse pas sur les terres agricoles ou dans les érablières.

Elle réagit ainsi à la demande d’un regroupement national composé d’élus locaux et de producteurs demandant à Hydro-Québec de renoncer à son prochain appel d’offres pour le développement éolien, attendu au début avril.

La présidente locale de l’UPA, Julie Bissonnette, rappelle que le territoire cultivable centricois représente 11% des terres totales du Québec

« Ce garde-manger subit constamment des pressions : urbanisation, lignes électriques ou projets énergétiques. Autoriser des projets éoliens sur nos terres accentuerait, une fois de plus, cette pression en entrainant une perte cumulative de terres agricoles », estime la présidente de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec, Julie Bissonnette. 

L’UPA demande que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement soit mandaté à réaliser une analyse globale de la filière éolienne, afin de planifier son développement sans compromettre l’agriculture.

« Chaque hectare perdu réduit notre capacité de production, et même si l’on peut améliorer les rendements ailleurs, il existe des limites. La population aura toujours besoin de se nourrir. Et pour se nourrir, ça prend des terres. Il est donc impératif de concilier de manière responsable développement énergétique et sécurité alimentaire », ajoute Julie Bissonnette.

Par ailleurs, alors que la région de la MRC Nicolet-Yamaska serait ciblée par le prochain appel d’offres, l’UPA rappelle qu’une fois une entente signée avec un promoteur, la Fédération ne peut plus intervenir pour défendre, modifier le contrat ni se substituer aux engagements en tant que signataire.