Filière batterie : l’État doit se limiter aux grandes orientations, selon le CPQ
Une enseigne est visible à l'entrée de l'usine Northvolt, baptisée Northvolt Six, à Saint-Basile-le-Grand, au Québec, le jeudi 27 mars 2025. Northvolt AB a déposé une demande de mise en protection contre la faillite aux États-Unis, mais a déclaré que cette décision ne compromettrait pas le projet d'usine de batteries pour véhicules électriques du fabricant au Québec — même si des centaines de millions de dollars provenant des contribuables investis dans la société mère pourraient être perdus. (LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi) Le gouvernement devrait se contenter de définir de grandes orientations, sans distribuer de généreuses subventions ou favoriser certains joueurs plutôt que d’autres.
C’est ainsi que le Conseil du patronat a réagi au lendemain du dépôt d’un rapport très critique de la vérificatrice générale sur la filière batterie.
Mercredi, le gouvernement caquiste a été semoncé pour son manque de rigueur et les centaines de millions de dollars de fonds publics qui ont été perdus.
En conférence de presse à Québec jeudi, la présidente et cheffe de la direction du CPQ, Michelle LLambías Meunier, a d’abord refusé de commenter directement le contenu du rapport.
Mais elle a ensuite expliqué que l’État peut fixer les grandes orientations industrielles, comme cela se fait actuellement en défense, ou auparavant en aéronautique ou en pharmaceutique.
Cependant, le CPQ rejette une approche très détaillée de l’État qui favoriserait certains champions au détriment d’autres.
C’est le marché qui doit déterminer quelles entreprises réussissent mieux que d’autres, selon Mme LLambías Meunier.