Naissances et fécondité au Québec : le Centre-du-Québec parmi les régions où la natalité est la plus élevée

Claude Marquis | 5 décembre 2025 | 11:21
(Image d'illustration Depositphotos)

La fécondité a atteint un niveau historiquement bas au Québec, en 2024, avec 1,33 enfant par femme. Mais qu’en est-il dans les régions? Un nouveau rapport de l’Institut de la statistique du Québec, dévoilé jeudi, fait état des disparités régionales de fécondité.

Avec un indice de fécondité de 1,58 enfant par femme, en 2024, le Centre-du-Québec se situe au-delà de la moyenne provinciale (1,33) et en troisième place des régions administratives où les femmes ont eu le plus d’enfants, après le Nord-du-Québec (2,28) et Chaudière-Appalaches (1,65). La région de Montréal est la région qui présente la plus basse fécondité avec 1,11 enfant par femme, en 2024.

L’indice synthétique de fécondité correspond au nombre moyen d’enfants qu’auraient un groupe de femmes, si elles connaissaient, tout au long de leur vie féconde, les niveaux de fécondité par âge d’une année ou d’une période donnée.

Âge moyen de la maternité

En termes d’âge pour la fécondité, sept régions présentent un profil relativement jeune, soit le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, ChaudièreAppalaches et le Centre-du-Québec. Dans ces régions, les femmes de 25-29 ans demeurent celles qui affichent la fécondité la plus élevée, en 2024. À l’échelle provinciale, l’âge moyen de la maternité est de 31,4 ans.

La maternité internationale

Le portrait international de la maternité au Québec a beaucoup changé depuis le début des années 2000, selon les données de l’Institut de la statistique du Québec.

En 2001, 3,9% des nouveau-nés du Centre-du-Québec avaient, au moins, un parent né à l’étranger. En 2024, ce taux a bondit à 15,8%.

Selon le rapport de l’Institut de la statistique du Québec, la Colombie, le Maroc et la Tunisie sont les trois principaux pays de naissance des parents nés à l’étranger et qui résident dans le Centre-du-Québec. La région est d’ailleurs l’une des trois seules au Québec dont la France, le pays qui revient le plus souvent dans la province, ne figure pas parmi les principaux pays d’origine de l’un ou l’autre des parents.

Union libre vs mariage

Laval, Montréal et l’Outaouais sont les seules régions du Québec où les naissances issues de mères mariées demeurent plus nombreuses que celles issues de mères en union libre.

Dans toutes les autres régions, la majorité des naissances est attribuable à des femmes en union libre. La part de celles-ci s’élève même au-dessus de 70% dans le Centre-du-Québec, sur la Côte-Nord, en Abitibi-Témiscamingue, en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et au Saguenay–Lac-Saint-Jean, et jusqu’à 81 % dans le Bas-Saint-Laurent.

Données à l’échelle des MRC

Pour la première fois des données sur la fécondité à l’échelle des municipalités régionales de comté (MRC) sont disponibles dans le Bulletin sociodémographique de l’Institut de la statistique du Québec.

On y apprend que, dans le Centre-du-Québec, pour la période de 2021 à 2023, la fécondité est relativement homogène d’une MRC à l’autre. La MRC d’Arthabaska est celle où le nombre d’enfants par femme est le plus bas avec 1,76 enfant. C’est dans la MRC de Bécancour que les femmes ont eu le plus d’enfants, pour la période 2021-2023, avec 1,90.

À noter que pour la période 2021-2023, le Centre-du-Québec affichait un taux de fécondité de 1,80 enfant par femme, plus élevé qu’en 2024 (1,58).