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L’ex-maire de Saint-Ferdinand sanctionné par la CMQ pour « propos intimidants »
Yves Charlebois. (Photo courtoisie) Dans un jugement rendu le 11 décembre dernier par la Commission municipale du Québec (CMQ), on apprend que l’ancien maire de la municipalité de Saint-Ferdinand, Yves Charlebois, a reconnu avoir commis six manquements au Code d’éthique et de déontologie des élus de la Municipalité de Saint-Ferdinand pour avoir tenu des propos durs à l’endroit de la directrice générale de la municipalité, Viviana Magazzu.
Selon l’exposé des faits, M. Charlebois a, entre le 15 septembre 2025 et le 15 octobre 2025, « tenu des propos dénigrants, intimidants et vexatoires envers la directrice générale. » Suite à son plaidoyer de culpabilité, il a été convenu que M. Charlebois verse un montant total de 3000$ à la Municipalité de Saint-Ferdinand dans les 60 jours suivant la décision.
Les détails de la décision rendue montrent bien que M. Charlebois n’a pas été tendre envers Mme Magazzu. « Reproches fondés sur son propre opinion et sur celle de quelques citoyens », séance extraordinaire du conseil municipal pour renvoyer la directrice générale, courriel intimidant et un débat public qui dérape ; M. Charlebois a multiplié les sorties, pendant un mois, pour intimider Mme Magazzu et la pousser à rendre sa démission. Il agissait seul, sans mandat et sans avoir consulté les membres du conseil municipal, ce qui contrevient au Code d’éthique de la Municipalité lorsque vient le temps de statuer sur le statut d’un employé municipal.
Pas une première sanction
M. Charlebois n’en était pas à ses premières frasques avec la CMQ. Un précédent jugement, datant du 27 juillet 2021, soulevait quatre manquements au Code d’éthique et de déontologie des élus de la Municipalité de Saint-Ferdinand pour des faits très semblables. Au printemps 2021, M. Charlebois a tenu des propos « irrespectueux », cette fois, envers la directrice générale de la MRC de L’Érable. Il avait, également, admis ses torts.
Dans sa décision de l’époque, la CMQ invitait M. Charlebois « à démontrer un comportement digne, empreint de civilité et respectueux. » La CMQ avait, alors, obligé M. Charlebois à suivre une formation de deux jours en communication, en plus de rendre public, dans les 30 jours suivant la décision, la lettre d’excuse qu’il avait transmise à la directrice générale de la MRC de L’Érable.