CAQ : Girard et Lafrenière renoncent à se lancer dans la course à la chefferie

La Presse Canadienne | 21 janvier 2026 | 19:48
Le ministre des Finances du Québec, Eric Girard, participe à une conférence de presse, le jeudi 11 décembre 2025. M. Girard a annoncé qu'il ne se lancerait pas dans la course à la chefferie de la CAQ. (LA PRESSE CANADIENNE/Sean Kilpatrick)

Les ministres des Finances et de la Sécurité publique, Eric Girard et Ian Lafrenière, renoncent finalement à se lancer dans la course à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ) pour remplacer François Legault.

En mêlée de presse à l’Assemblée nationale mercredi, M. Girard a expliqué qu’il ne croyait tout simplement pas qu’il allait gagner. 

«Je ne vois pas de voie de passage. (…) Participer, c’est bien, mais gagner, c’est encore mieux», a lancé celui qui prévoit rester neutre pendant la course et travailler avec la personne qui prendra la tête du parti. 

«Le parti va se transformer, mais les éléments clés du parti, le nationalisme – que moi je souhaite plus inclusif, rassembleur – l’économie. (…) Cette troisième voie-là est importante», a-t-il dit aux journalistes.

M. Girard compte toutefois se représenter aux élections générales dans la circonscription de Groulx, où il a été élu en 2018 et 2022, tout comme Ian Lafrenière, qui a assuré mercredi qu’il se représentera dans Vachon.

M. Lafrenière a annoncé qu’il abandonnait l’idée de se lancer dans la course à la chefferie pour des «raisons stratégiques». Il appuiera Christine Fréchette, qui a un profil économique.

«Qu’est-ce qu’on a besoin pour notre gouvernement, pour notre parti, pour le Québec? La question de l’urne, sans hésitation, ça va être l’économie», a-t-il prédit. 

Quatre ministres en réflexion

Parallèlement, quatre ministres caquistes ont signalé qu’ils étaient toujours en réflexion. Il s’agit de Mme Fréchette (Économie), Simon Jolin-Barrette (Justice), Bernard Drainville (Environnement) et Jean-François Simard (Ressources naturelles).

«Je pense qu’il faut miser sur l’expérience et unir les Québécois, pas se chicaner, et travailler avec les autres provinces pour faire face aux menaces. C’est le sens de ma réflexion présentement», a expliqué M. Drainville.

Il a dit attendre les règles de la course, qui seront officialisées par le parti jeudi après-midi. On sait déjà qu’un ministre devra céder son poste pour présenter sa candidature.

Chose certaine, le député de Lévis peut déjà compter sur l’appui du ministre délégué à l’Économie, Samuel Poulin, et de la députée Kariane Bourassa, qui voient en lui un champion pour la région de Québec et le projet de troisième lien.

De son côté, Simon Jolin-Barrette a confirmé mercredi «réfléchir sérieusement» à faire le saut.

«Au cours des derniers jours, il y a eu plusieurs collègues avec qui j’ai eu des conversations. Il y en a qui m’ont appuyé et qui m’ont indiqué leur soutien (…) et ça, c’est fort important parce que la CAQ, c’est une équipe, c’est la troisième voie», a-t-il soutenu. 

M. Jolin-Barrette a reçu l’appui notamment de l’ex-ministre Suzanne Roy et du ministre des Transports, Jonatan Julien.

L’autre possible candidate, Christine Fréchette, peut compter sur le soutien de cinq ministres: Mathieu Lacombe, Benoit Charrette, Gilles Bélanger, Kateri Champagne Jourdain et Ian Lafrenière.

«J’ai été vraiment très touchée des appuis que j’ai reçus ces derniers jours de la part de mes collègues, a déclaré Mme Fréchette en mêlée de presse. La décision qui est en cours, pour moi, elle n’est pas que personnelle; elle est collective.

«Ce qui m’aide à cheminer, c’est que j’échange avec mes collègues. Je prends le pouls de la situation, comment eux voient les choses. Quelle est leur lecture à eux, qu’est-ce qu’ils voudraient voir mis de l’avant», a-t-elle ajouté.

«On continue à réfléchir», a également indiqué Jean-François Simard, qui, jusqu’à maintenant, n’a reçu aucun appui de ses collègues députés.