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Chefferie caquiste : Christine Fréchette se lancera dimanche, Bonnardel et Jolin-Barette renoncent
La ministre de l'Énergie, Christine Fréchette, lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, le 5 juin 2025.
(LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot) La ministre de l’Économie, Christine Fréchette, va se lancer dans la course pour succéder à François Legault dimanche, mais Simon Jolin-Barette et François Bonnardel renoncent.
Mme Fréchette jouit déjà de plusieurs appuis au sein du caucus caquiste, dont les ministres Gilles Bélanger, Benoit Charette, Mathieu Lacombe, Kateri Champagne Jourdain et Ian Lafrenière.
Ancienne péquiste, Christine Fréchette s’est fait élire pour la première fois en 2022 sous les couleurs de la CAQ.
Elle a d’abord occupé le poste de ministre de l’Immigration avant d’obtenir le poste de superministre de l’Économie après le départ de Pierre Fitzgibbon où elle a notamment piloté l’importante réforme de l’énergie adoptée sous bâillon en juin dernier.
Rappelons que pour se qualifier, les candidats devront obtenir la signature de 1000 membres de la Coalition avenir Québec (CAQ) provenant d’au moins 75 circonscriptions, incluant 15 députés et 100 membres de l’aile jeunesse du parti.
Ils devront aussi faire une contribution forfaitaire non remboursable de 30 000 $. Les dépenses électorales sont plafonnées à 150 000 $.
Les ministres Bernard Drainville (Environnement) et Jean-François Simard (Ressources naturelles) sont toujours en réflexion, mais Simon Jolin-Barette et François Bonnardel ont annoncé vendredi qu’ils ne seraient pas de la course.
M. Jolin-Barette a expliqué en être venu à cette décision au terme d’une réflexion pendant laquelle il dit avoir «beaucoup consulté».
«Après y avoir longuement réfléchi avec mes proches, et non sans un grand déchirement, j’en suis venu à la conclusion suivante : Pour des raisons familiales et professionnelles, ce n’est pas le bon moment pour moi.»
«La force de la CAQ sera toujours son équipe, notre équipe. Dans les prochaines semaines, évitons de tomber dans le piège de la division. Souvenons-nous que c’est en demeurant unis que nous sommes parvenus à de grandes réussites, et que c’est cette même solidarité qui nous permettra de relever les défis qui nous attendent», a-t-il ajouté.

De son côté, le député de Granby et ex-ministre François Bonnardel a aussi pris la même décision.
«Après réflexion, et parce que des candidatures de grande qualité se profilent à l’horizon, je ne serai pas candidat dans cette course à la chefferie de notre parti. Je vais prendre position pour l’un d’entre eux lorsqu’on saura officiellement qui sera de la course», a-t-il déclaré.
«Pour un Québec dans un monde en plein bouleversements, il est plus qu’essentiel de réaffirmer nos valeurs fondatrices qui font que notre parti est la meilleure option pour son avenir. Je réaffirme l’importance d’une troisième voie décomplexée, autonomiste, fière, rigoureuse et surtout proche de la réalité des Québécois», a-t-il ajouté.

Les personnes intéressées ont jusqu’au 21 février pour déposer leur candidature. Le nouveau chef de la CAQ, et donc le prochain premier ministre, sera choisi le 12 avril.
Avec la collaboration de Benjamin Aubert