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Boralex mène un examen stratégique qui pourrait aboutir à la fermeture de son capital
Boralex se spécialise dans l'éolien, le solaire, l'hydroélectricité et le stockage d'énergie. Une éolienne photographiée au Québec le 24 octobre 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi
Christinne Muschi Le producteur québécois d’énergie renouvelable Boralex, dont le siège social est situé à Kingsey Falls au Centre-du-Québec, confirme qu’il mène un examen stratégique, une démarche qui pourrait potentiellement mener la société à quitter la Bourse.
Le conseil d’administration a créé un comité spécial afin de mener un examen stratégique.
« Rien ne saurait garantir que cet examen aboutira à une transaction », prévient la société dans un communiqué après la fermeture des marchés.
Boralex travaillerait avec des « banques canadiennes » afin d’évaluer ses options, a rapporté l’agence de presse Bloomberg.
La démarche démontrerait que les marchés boursiers sous-estiment le potentiel du secteur des énergies renouvelables, juge l’analyste de la Financière Banque Nationale, Baltej Sidhu.
« C’est encore plus notable à un moment où le contexte géopolitique (la guerre en Iran et son effet sur les prix du pétrole) renforce la pertinence de l’énergie renouvelable », réagit l’expert dans une note.
L’industrie est mise en mal en Bourse depuis l’élection de Donald Trump aux États-Unis. Le président républicain a adopté une posture hostile à l’endroit des énergies renouvelables.
« Cette déconnexion a augmenté la probabilité d’une privatisation de l’entreprise », juge M. Sidhu.
L’action de Boralex s’échangeait sous sa moyenne à long terme, souligne l’analyste de Valeurs mobilières TD. « En tant qu’entreprise détenue par des capitaux privés (qui n’est pas en Bourse), Boralex pourrait obtenir du financement à moindre coût et avoir accès à un bassin potentiel plus grand de capitaux », estime l’analyste.
Avant que l’existence d’un examen stratégique soit ébruitée, l’action de Boralex était en recul de 5 % sur un an, comparativement à un gain de 25 % pour le S&P/TSX.
Si une transaction se concrétise, Boralex serait le deuxième producteur québécois d’énergie renouvelable à quitter la Bourse. La Caisse a complété l’acquisition d’Innergex en juillet dernier, dans une transaction évaluée à 10 milliards $, en incluant la dette.
À plus d’une reprise, le président et chef de la direction, Patrick Decostre, a affirmé que les perspectives restaient attrayantes à long terme au sud de la frontière.
Les États-Unis n’auraient pas le choix de se tourner vers les énergies renouvelables alors que la demande d’électricité est en croissance.
« Il y a vraiment un besoin pour notre énergie », a-t-il dit en entrevue en juin.
Boralex a l’objectif de doubler sa puissance installée en cinq ans, pour atteindre sept gigawatts (GW) en 2030. Elle prévoit investir près de 8 milliards $ pour atteindre cet objectif.
L’action de Boralex a gagné 2,30 $, ou 7,49 %, à 33,00 $ à la fin de la séance de la Bourse de Toronto. L’action avait bondi de 8 % en fin de journée, lundi, après la publication de la nouvelle.