Dossier santé numérique: le PLQ veut mettre en place trois «conditions gagnantes»

La Presse Canadienne | 21 avril 2026 | 13:10
(AP Photo/Aaron Favila)

L’opposition demande de mettre un frein à la mise en place du Dossier santé numérique (DSN), le virage numérique controversé du réseau de la santé.

Deux Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) doivent mettre en place un projet pilote à compter du 9 mai, en Mauricie et dans le nord de l’île de Montréal, mais des professionnels de la santé ont tiré la sonnette d’alarme.

L’agence Santé Québec a tenté de se faire rassurante sur l’avancement du DSN, cependant le Parti québécois (PQ) réclame un temps d’arrêt et de convoquer Santé Québec en commission parlementaire. 

«Tous les professionnels, que ce soient les médecins, que ce soient les inhalothérapeutes, que ce soient différents groupes, nous disent: ‘dans mon domaine, je vois ça comme étant un grand risque pour la continuité des soins et pour la santé des gens’», a évoqué le député péquiste Joël Arseneau, en mêlée de presse au parlement mercredi.

«Nous, on dit qu’on ne peut pas prendre ce risque-là», a-t-il ajouté. 

Selon lui, il faut prendre une pause et demander à Santé Québec «où ils en sont rendus, quel est l’état de la situation, qu’ils répondent aux préoccupations des gens et qu’ils nous disent quel est le plan de contingence pour qu’on sache où on s’en va».

De son côté, le Parti libéral du Québec (PLQ) veut mettre en place trois «conditions gagnantes», pour reprendre les mots du député libéral Monsef Derraji. 

Ce dernier réclame que l’entreprise responsable du système déploie davantage de personnel pour aider les utilisateurs. Aussi, le PLQ veut des ressources supplémentaires dans les centres d’assistance pour gérer les problèmes informatiques.

Enfin, les libéraux demandent un plan «précis et clair» pour la reprise des chirurgies qui pourraient être annulées ou retardées en raison du déploiement du DSN. 

«Cela émane des discussions que j’aie eues avec le personnel le soignant», a justifié M. Derraji.