Transport collectif : les MRC centricoises dénoncent une « grande incohérence » du gouvernement
Vincent Marcoux, directeur générale de la MRC de Bécancour, Anthony Deshaies, directeur général de la Corporation de développement communautaire de la MRC de Bécancour, Mario Lyonnais, préfet de la MRC de Bécancour, Nathacha Tessier, présidente de la Table des MRC Centre-du-Québec, Pascal Blondin, maire de la Ville de Bécancour, Éric Milette, directeur général du Cégep de Trois-Rivières. (Photo courtoisie) La Table des MRC Centre-du-Québec, aux côtés de la MRC de Bécancour ainsi que plusieurs acteurs du milieu communautaire, étudiant et économique, interpelle à nouveau le gouvernement du Québec afin qu’il revoie les modalités de financement du Programme d’aide au développement du transport collectif (PADTC).
La Table des MRC désire souligner la « grande incohérence » du gouvernement du Québec dans ce dossier.
D’une part, le gouvernement du Québec demande aux MRC et aux municipalités de développer davantage l’offre de transport collectif et de mobilité durable. D’autre part, les mécanismes de financement actuels rendent ce service, que les MRC et municipalités estiment essentiel, impossible à maintenir et à améliorer.
La présidente de la Table des MRC de la région, Nathacha Tessier, affirme que les nouvelles règles de financement créent un paradoxe où l’augmentation du nombre d’usagers entraîne des déficits plus importants. Selon elle, les MRC risquent de devoir réduire leur offre, au détriment des travailleurs, étudiants, aînés et personnes à mobilité réduite qui dépendent du transport collectif.
Ainsi, la Table des MRC Centre-du-Québec joint sa voix à celle de la MRC de Bécancour et de ses partenaires pour demander au gouvernement du Québec un financement stable et prévisible, un modèle adapté aux réalités rurales ainsi que la reconnaissance du transport collectif comme service essentiel.
« Nous ne demandons pas un luxe, nous demandons de maintenir un service de base, dans nos milieux. Des décisions doivent être prises maintenant pour éviter des impacts irréversibles. Les solutions passent par un engagement clair et rapide du gouvernement du Québec. Nous l’appelons à prendre ses responsabilités, avec tout le sérieux que cet enjeu mérite. », conclut Mme Tessier.