Élections générales : QS prend position sur les projets miniers et éoliens dans la région
Stéphanie Poirier, candidate pour QS dans Arthabaska-L'Érable. (Photo tirée de la page Facebook Stéphanie Poirier) À l’approche des élections générales d’octobre, la candidate de Québec solidaire (QS) dans Arthabaska-L’Érable, Stéphanie Poirier, offre son soutien aux groupes citoyens qui revendiquent plus de transparence et une meilleure acceptabilité sociale dans deux dossiers chauds qui occupent la région : le projet minier Ste-Sophie Copper Project et les projets de parcs éoliens.
Pour QS, protéger l’environnement passe par la protection du territoire, du paysage et du patrimoine. C’est dans cet esprit que Stéphanie Poirier appuie les groupes citoyens, comme Nous mine Pas, le Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ) ou Vents d’Élus, qui revendiquent notamment un référendum décisionnel dans chacune des municipalités ciblées par de tels projets considérés malvenus en zones habitées et agricoles.
Rappelons d’abord que la compagnie britannique Richmond Hills Ressources a annoncé vouloir entamer, cet été, l’exploration sur les claims miniers qu’elle détient dans la région. Or, ce projet suscite de l’inquiétude de la part des citoyens touchés et ne semble pas aller chercher l’acceptabilité sociale requise pour aller de l’avant avec le projet, si l’on se fie aux séances d’information publiques tenues dans les dernières semaines.
La candidate de QS dans Arthabaska-L’Érable estime que l’exploitation d’une future mine de cuivre pourrait avoir de « lourdes conséquences » sur la nappe phréatique et l’approvisionnement en eau de la région. Son parti propose plutôt de s’occuper du territoire, en collaboration avec les Premiers Peuples, afin de sortir de ce qu’elle qualifie d’approche « extractive », une approche qui priorise l’exportation et le rendement à tout prix.
La présence d’éoliennes en milieux habités ou agricoles
QS souhaite que le Québec sorte du pétrole et investisse dans les énergies renouvelables. L’énergie éolienne offre, alors, une alternative intéressante, mais ce développement ne devrait pas se faire n’importe comment ni n’importe où, selon Stéphanie Poirier.
Elle est d’avis que l’électricité québécoise doit demeurer la propriété collective de la province et que les intérêts privés des promoteurs ne devraient pas prévaloir sur le bien commun de la population.
Elle avance également que des agriculteurs de la région se demandent quel impact aura la zone d’accès restreint de 400 mètres autour des éoliennes sur l’exploitation de leurs terres, alors que les terres cultivables ne totalisent que 2% du territoire agricole québécois. Pour Stéphanie Poirier, la tenue d’un Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) générique pour étudier les conséquences possibles des éoliennes sur le territoire et l’application d’un moratoire pendant cette étude sont des solutions à envisager.
« Nous parlons ici d’une nouvelle génération d’éoliennes, plus hautes et plus puissantes, sur lesquelles nous avons trop peu de données indépendantes. Quel sera l’impact de ces mégastructures sur les personnes et les animaux, sauvages ou d’élevage, qui seront à proximité? Sur les nappes phréatiques? Le manque de réponses et de garanties claires suggère que, dans le respect du principe de précaution, les distances entre les éoliennes et les maisons ou les bâtiments de ferme soient augmentées significativement. En outre, un BAPE générique sur l’ensemble des projets éoliens pourrait être tenu, afin d’étudier leurs effets cumulatifs, et un moratoire devrait être appliqué d’ici à ce que cela se fasse. »
Stéphanie Poirier, candidate de QS dans Arthabaska-L’Érable
Stéphanie Poirier remet en question la nécessité de produire davantage d’énergie, alors que « le Québec vent à perte son énergie aux États-Unis. » Elle estime que le gouvernement devrait plutôt investir dans l’efficacité et la sobriété énergétiques, notamment par la rénovation des bâtiments et la conversion des systèmes de chauffage, tout en privilégiant les ménages à faible revenu et les logements sociaux.