Trafic de stupéfiants à Drummondville : des accusations déposées, un homme toujours recherché

Louis-Philippe Harnois-Arel | 17 septembre 2026 | 06:58
Jasmin Tremblay est toujours recherché de la GRC (Crédit photo : GRC)

Suivant le démantèlement par la GRC d’un laboratoire clandestin servant à la fabrication et le trafic de comprimés de pharmaceutiques contrefaits à Drummondville en juillet 2024, des chefs d’accusation ont été déposés contre trois individus, soit Michel Saint-Pierre (38 ans de Coaticook), Daniel Junior Gagné (38 ans de Sherbrooke) et David Rancourt (38 ans de Sherbrooke).

Un quatrième homme, Jasmin Tremblay (47 ans de Drummondville), est recherché et demeure visé par un mandat d’arrestation.

Saint-Pierre et Rancourt devaient comparaître en après-midi par vidéoconférence au palais de justice de Sherbrooke relativement à diverses accusations, dont celle de possession de substances contrôlées en vue d’en faire le trafic. Gagné comparaîtra quant à lui par vidéoconférence à Drummondville pour répondre entre autres à une accusation de trafic de stupéfiants.

Rappelons que plus d’un million de comprimés contenant des opioïdes synthétiques avaient été saisis, de même que 24 kg de kétamine, 6 kg de tadalafil, d’importantes quantités de produits chimiques ainsi que du matériel de laboratoire servant à la fabrication.

La capacité de production était estimée à 45 millions de comprimés par Santé Canada.

Les dangers des nitazènes

Les comprimés contrefaits saisis imitaient l’apparence des produits pharmaceutiques légitimes, tels que l’oxycodone.

Les analyses ont toutefois révélé qu’ils contenaient des opioïdes synthétiques de la famille des nitazènes, associés à un risque élevé de surdose.

Parmi les substances détectées figurait notamment la protonitazépyne, un opioïde de synthèse environ 25 fois plus puissant que le fentanyl.