Accusations d’inceste | « Lorsqu’elle a appris que c’était encore reporté, elle a hurlé et a pleuré »

Une femme qui accuse son père d’inceste vit de lourdes conséquences en raison des trop longs délais judiciaires dans ce dossier.

Mardi, au palais de justice de Victoriaville pour ce procès, l’homme de 46 ans a décidé à la dernière minute de changer d’avocat.

Résultat, le procès est reporté au 26 septembre 2024 en raison des nombreux dossiers déjà en suspend à la cour. 

« Lorsqu’elle a appris que c’était reporté, elle a hurlé et a pleuré. Elle était inconsolable », confie la tante à propos de sa nièce, dont on ne peut dévoiler l’identité, car elle était mineure lors des faits reprochés.

Le Victoriavillois est accusé d’attouchements sexuels, d’incitation à des contacts sexuels et d’avoir eu des rapports sexuels.

Les faits reprochés auraient commencé en 2012 alors que sa fille n’avait que huit, et ce seraient poursuivit jusqu’en 2016.

Aujourd’hui, elle en a 19. 

Pour faire face à son père pour cette unique journée de procès, elle avait un chien d’assistance de la Sûreté du Québec pour l’aider à la calmer. 

Elle vit continuellement dans la peur 

Au bout du fil, la tante a expliqué que sa nièce avait encore beaucoup de séquelles. 

« Elle vit toujours dans la peur et ne peut rester seule à la maison », relate-t-elle.

Elle a ajouté que ce n’est pas seulement sa nièce qui doit composer avec cette réalité, mais tous ses proches.

« Toute la famille est épuisée », soupire-t-elle. 

Lenteur des procédures judiciaires 

C’est en décembre 2020 que les procédures judiciaires ont commencé dans ce dossier. 

Lorsque monvicto.com a demandé à la tante ce qu’elle pensait des longues procédures judiciaires, elle n’a pas passé par quatre chemins.

« Il y a longtemps que ça traîne ! » peste-t-elle. 

« Ma nièce a hâte de passer à autre chose », ajoute-t-elle, visiblement irritée de toutes ces années d’attente.

En décembre 2018, le père avait plaidé coupable à des accusations d’agression sexuelle sur une autre de ses filles. Il avait aussi plaidé coupable de pornographie juvénile et avait écopé de 18 mois de prison. 

Et, encore une fois, il avait changé d’avocat à la dernière minute dans ce dossier. 

« Mardi, il a encore trouvé une façon de reporter ça et de ne pas se retrouver en dedans ! », conclut la tante.