Besoin d’aide, et vite, pour aider l’itinérance

Lorsque le maire Antoine Tardif est allé chercher les minimaisons de Mike Ward, la population victoriavilloise a réalisé que l’itinérance était rendue ici.

« Ç’a commencé à nous mettre la puce à l’oreille lorsqu’un groupe de citoyens nous en avait parlé en novembre dernier », raconte le maire qui venait tout juste d’être élu sans opposition.

Du côté du conseiller municipal, Patrick Paulin, lui, voyait venir ce problème.

« On en avait déjà parlé que ça allait finir par nous rattraper », avoue celui qui est impliqué auprès de plusieurs comités communautaires. 

Des solutions insuffisantes

Face au problème d’itinérance qui ne cessait d’augmenter, la Ville, avec l’aide du CIUSSS MCQ et des partenaires communautaires ont mis sur pied une unité d’hébergement temporaire.

En date du 26 janvier, 19 différentes personnes y ont passé la nuit.

« C’est beaucoup plus de ce à quoi je m’attendais », s’étonne la directrice clinique de Répit Jeunesse, Lauriane Provost.

Est-ce que les cinq minimaisons et l’unité d’hébergement temporaire vont éliminer le problème d’itinérance ?

Les personnes rencontrées par Arsenal Media qui aident les itinérants doutent que cette solution soit réellement efficace.

« Le problème est beaucoup plus grave que ça », disent-elles. 

Plus de logements abordables

Les personnes qui dorment dans le bois près de la rivière Nicolet ou à l’entrée des institutions bancaires ne parviennent pas à se loger.

Les logements sont rares sans oublier le prix de ceux-ci qui ne peuvent se payer.

« Ça nous prend plus de logements abordables et communautaires en plus de coopératives d’habitation », dit sans hésiter leconseiller municipal. 

À ce propos, le maire de Victoriaville souhaite que des logements abordables soient construits dans les prochains mois.

Ce qui pourrait éventuellement se concrétiser selon les rumeurs qui circulent dans la ville.

En plus de l’ajout de logements abordables, les intervenants du milieu demandent plus de ressources pour mieux aider les personnes en situation d’itinérance. 

« Dans le passé, on recevait des demandes de Warwick et de la région de L’Érable, mais jamais autant ! On n’arrive pas à y répondre, faute d’argent pour embaucher plus de personnel », conclu la directrice clinique. 

À lire également

De graves problèmes liés à l’itinérance frappent Victoriaville

« Je pensais mourir de froid »