De graves problèmes liés à l’itinérance frappent Victoriaville

Photo : Arsenal Media

Depuis le début de l’hiver, l’itinérance a atteint un niveau critique à Victoriaville. 

« On a toujours vu quelques personnes sans adresse qui se promenaient de sofa en sofa chez des amis. Aujourd’hui, ils dorment dans les rues », tranche la directrice clinique de Répit Jeunesse, Lauriane Provost. 

En janvier 2021, cinq personnes se sont présentées chez Répit Jeunesse en état de crise dans une situation d’itinérance. 

À pareille date cette année, cette statistique est tristement grimpée à 22.

L’intervenante au poste d’hébergement à la Maison Raymond Roy, Kim Perreault, a constaté que dès qu’une personne était retirée de la liste d’attente pour y passer la nuit, une autre s’ajoutait.

Une première pour cet organisme. 

Quant au directeur général de la Sécurité Alimentaire, Michel Patry, il a constaté qu’il n’avait jamais vu autant de jeunes en bas de 35 ans quémander pour de l’aide.

« Avant, il s’agissait de visages connus. Maintenant je vois des personnes que je n’avais jamais vues », constate-t-il. 

La directrice clinique de Répit Jeunesse abonde dans le même sens.

Mais pourquoi ?

Quelques facteurs expliquent cette soudaine hausse de l’itinérance à Victoriaville. 

D’une part, il y a la rareté des logements abordables dans la ville.

« Avant, on avait toujours une banque de propriétaires de logements qui ne chargeaient pas trop cher. Mais là, ça ne fonctionne plus », relate Mme Provost à propos de la hausse du prix des loyers. 

D’autre part, il y a la pandémie. Tout simplement. Celle-ci a accentué la détresse psychologique chez les gens qui a fait augmenter les problèmes de santé mentale et de dépressions. 

Loin d’être terminé

Lorsqu’Arsenal Media a demandé  à Mme Provost si le problème de l’itinérance allait diminuer malgré l’unité d’hébergement temporaire et les cinq minimaisons de Mike Ward que le maire Antoine Tardif a obtenu gratuitement il y a quelques jours, elle a eu besoin de quelques secondes pour répondre.

« Ça ne va pas aller en s’améliorant », a-t-elle répondu du bout des lèvres.

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