Détresse chez les jeunes | En moins de deux ans, deux ados se sont suicidés dans les écoles de la région

En moins de deux ans, deux adolescents du Centre de services scolaires des Bois-Francs (CSSBF) se sont suicidés.

Le premier fréquentait La Polyvalente La Samare de Plessisville. Il est décédé le 25 septembre 2020. Il n’avait que 12 ans. 

La seconde avait 13 ans et était une élève de l’école secondaire Le boisé à Victoriaville. Elle est décédée le 28 février 2022. 

Selon des sources bien informées, depuis le 1er mars, quatre élèves ont été amenés à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska, car on craignait qu’ils commettent l’irréparable.

Ces tristes évènements démontrent toute la détresse psychologique que vivent les adolescents depuis le début de la pandémie et qui n’a fait que s’accentuer au cours de la dernière année.

Une ressource pour aider les jeunes 

Face à cette détresse, le Centre de prévention suicide Arthabaska-Érable (CPSAE) a mis sur pied un service spécialisé pour les élèves en embauchant une ressource humaine qui va dans les écoles.

Le directeur général du CPSAE, Marc-Antoine Breault, a expliqué qu’ils assuraient désormais un service auprès des enfants de 5 à 13 ans à risque suicidaire. 

« Auparavant, nos ressources ne nous permettaient pas de nous déplacer directement dans les milieux. Maintenant, nous nous déplaçons à l’intérieur du milieu de l’enfant pour assurer son suivi. Par exemple, son école ou son domicile », a-t-il expliqué.

« Il s’agit de suivi de court terme d’intensité généralement élevé qui vise à assurer la sécurité de l’enfant », a-t-il ajouté. 

À cela, il faut mentionner que tous les employés du CPSAE ont reçu des formations spécialisées en termes d’intervention chez les enfants et qu’un volet « deuil – enfant » pour les moins de 18 ans a été créé.

« Nos enfants représentent notre ressource la plus précieuse, ce sont eux qui forgeront notre avenir. En ce sens, c’est dès aujourd’hui qu’il faut penser à demain en misant sur la prévention, la sensibilisation et la promotion de la vie en plus des facteurs de protection », a souligné le directeur général.

Le CSSBF réagit

La direction du CSSBF a constaté que le stress, l’anxiété et la vulnérabilité se sont retrouvés auprès de certains élèves, liés à la pandémie.

Toutefois, elle a souligné que c’était « une situation généralisée, donc aussi chez les membres du personnel et des parents ».

Des activités de bien-être ont été tenues dans les écoles en plus des psychologues et des psychoéducateurs qui ont suivi des formations sur les bonnes pratiques en temps de crise. 

Le CSSBF a également raffermi ses liens avec leurs partenaires, dont le CIUSSS MCQ avec qui des rencontres hebdomadaires ont été initiées pour s’assurer d’une bonne compréhension des besoins. 

Ces rencontres sont d’ailleurs toujours effectives.

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