Le printemps se fera attendre, selon Fred la marmotte

Le printemps sera tardif si on se fie à la prédiction de la marmotte gaspésienne Fred de Val-d’Espoir, près de Percé. Le petit rongeur a vu son ombre un peu après 7 heures mercredi matin.

« Cette année, le printemps sera tardif », a lancé le jeune Maurice Wragg qui s’est fait le porte-parole de Fred un peu après 7 heures par un froid digne de l’hiver alors qu’avec le facteur vent, la température ressentie était de -21 degrés.

« Ça fait parler de Val-d’Espoir, de la Gaspésie, à travers le Québec et le Canada, via les médias, souligne l’organisateur Roberto Blondin. Au mois de février, c’est le moment où tu choisis tes vacances. Quand on parle de la Gaspésie, c’est peut-être un incitatif à venir chez nous. »

« C’est un événement qui fait plaisir aux gens du milieu et ça nous donne la possibilité de rayonner à travers le Québec, de montrer qui se passe des choses à l’année à Percé », ajoute la mairesse, Cathy Poirier, qui adore l’hiver.

Encore cette année, aucun spectateur n’était admis en raison des mesures sanitaires alors que de 300 à 500 personnes se réunissent bon an mal an au pied du perron de l’église de la petite communauté gaspésienne. Mais le manque de bénévoles n’aurait pas permis de faire respecter la distanciation.

Par la suite, les gens étaient invités à manger des crêpes pour souligner la Chandeleur, la fête des chandelles, une fête païenne remontant à l’époque des Romains.

Fred a failli ne pas faire sa prédiction car la marmotte avait été kidnappée mardi soir par le pirate de Pit Caribou, la microbrasserie gaspésienne de l’Anse-à-Beaufils, connue à travers le Québec, dans un geste marketing.

« Si vous voulez avoir la marmotte pour demain [mercredi], ça vous coûtera une caisse de bière », explique M. Blondin, qui a souligné l’apport de la microbrasserie dans la tenue de cette treizième prédiction.

Dans ses 12 premières prédictions, Fred a obtenu une moyenne de 75 %.