Mésentente entre la Ville et la Paroisse de Plessisville

Courtoisie

Les citoyens de la Paroisse de Plessisville devront défrayer des frais de non-résident plus importants pour profiter des installations offertes par la Ville de Plessisville en 2021.

Un litige opposant les deux municipalités est à l’origine de cette situation alors que l’entente portant sur les services de loisirs entre la Ville et la Paroisse est expirée depuis le 31 décembre 2018.

Par voie de communiqué, la Ville de Plessisville affirme avoir dû augmenter de façon considérable les frais en question en l’absence d’une entente qui permettrait d’assurer une contribution équitable pour les contribuables.

Le maire Mario Fortin déplore également le ton des discussions avec la Paroisse alors que les élus qui s’étaient engagés à rembourser la totalité des frais de non-résident à leurs citoyens pour l’année 2021 ont finalement reculé sur leur décision lundi soir.

Selon les affirmations de la Ville, en se basant sur les statistiques d’inscription aux activités de loisir des citoyens de la Paroisse pour l’année 2019-2020, l’administration de la Paroisse devrait débourser 180 820 $ cette année pour couvrir la totalité des frais de non-résident facturés à sa population, ce qui est encore loin de ce qu’elle acceptait de payer en 2018 (271 000 $) alors qu’une entente liait les deux municipalités. Or, la paroisse souhaite plutôt limiter sa participation financière annuelle à 1 300 $ par activité.

Le maire Fortin ajoute : « Bien entendu, nous sommes conscients que les loisirs et la prestation de services de divertissement sont toujours déficitaires au sein d’une ville-centre comme la nôtre, et nous l’acceptons de bon gré, car l’offre de loisirs rapporte sur le plan communautaire et social en plus de contribuer au bien-être et à la santé de la population. Néanmoins, nous ne pouvons éponger année après année un déficit de près de 130 000 $ qui minera la santé financière de la Ville de Plessisville en raison d’une municipalité voisine qui refuse de payer sa juste part. En d’autres termes, nos contribuables n’ont pas à payer la note pour les frais qui devraient légitimement être facturés à leur voisin. »

Scénario fourni par la Ville de Plessisville par communiqué