Pénurie de main-d’oeuvre : des heures d’ouverture à la baisse à Victoriaville

Quelques commerces et restaurants de Victoriaville ont dû réduire leurs heures d’ouverture en raison du manque de personnel. 

« On reçoit deux ou trois CV par semaine, mais il y a quelques années ça pouvait monter jusqu’à 30 », a estimé la responsable marketing du Complexe Évasion, Karine Lapatrie. 

Cette dernière a également mentionné que le Pub O’Connell sera fermé de juin à septembre, faute d’employés. 

« Ceux qui veulent travailler sont disponibles une fin de semaine sur deux  et veulent choisir leur horaire », a-t-elle constaté. 

Le copropriétaire de Sarto, Pascal Pépin, vit la même situation puisque le magasin de sport n’est plus ouvert tous les jours.

« Si on veut assurer un bon service, on est rendu à réduire les heures », dit-il. 

Difficiles pour les employés 

La pénurie de main-d’oeuvre fait mal aux entreprises.

« Les dirigeants et les employés sont épuisés », a constaté la directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Bois-Francs/Érable, Stéphanie Allard. 

« On ne peut pas demander aux employés de travailler 50 heures par semaine », ajoute-t-elle en mentionnant que cette réalité ne touchait pas seulement Victoriaville.

Où sont les employés ?

Si certains patrons croient que cette pénurie est due, en partie, aux adolescents qui ne veulent pas travailler, le directeur général du Carrefour jeunesse-emploi, Luc Dastous, a précisé qu’il y avait moins de jeunes sur le marché du travail en raison de la démographie qui est en baisse de ce côté. 

Mme Allard croit également que la hausse du prix de l’essence n’incitera pas un jeune de l’extérieur de la ville de Victoriaville à venir y travailler. 

Il faut ajouter que ce n’est pas rare que les patrons d’usine offrent des salaires plus avantageux que les restaurants ou les commerces du centre-ville, qui eux, peinent à embaucher.

Des solutions, et vite

« Si quelqu’un à la solution, qu’il nous appelle », a lancé avec une touche d’humour Karine Lapatrie.

Sur un ton plus sérieux, elle croit qu’inculquer l’importance de travailler aux jeunes serait un bon point de départ pour améliorer la situation.