Rêve de jeunesse réalisé pour une jeune femme d’affaires de la région

Une jeune femme de la région a décidé de lancer sa propre boutique en ligne de vêtements à partir de matières recyclées à la suite d’un voyage humanitaire qui a changé sa vie.

Rose Guillemette, 22 ans,  a toujours voulu avoir sa propre compagnie de vêtements. Plus jeune, elle remplissait des dizaines de cahiers de ses créations qu’elle dessinait à la main.

À l’âge de 11 ans, avec une amie, elle a candidement signé un contrat avec celle-ci à l’effet qu’elles ouvriraient leur compagnie de vêtements d’ici quelques années.

Puis, en 2015, il y a eu ce voyage au Guatemala avec son école qui a changé sa vie. Là-bas, elle a été consternée de voir la quantité de déchets qui pouvaient se ramasser dans les rues. 

« Ici, on ne voit pas les déchets que l’on produit, car ils sont dans les dépotoirs, mais on en produit beaucoup », lance la femme native de Saint-Norbert-d’Arthabaska. 

Au cours des mois qui ont suivi, une idée a commencé à germer dans sa tête. Elle souhaitait toujours avoir sa propre compagnie de vêtements, mais à partir de matières recyclées.

Toutefois, elle ne parvenait pas à trouver un fournisseur pour lui procurer le matériel nécessaire. Ce n’est qu’en 2018 qu’elle a finalement réussi à dénicher une compagnie qui produisait du tissu à partir de matières recyclées telles que des bouteilles d’eau, des retailles de tapis, des filets à pêche retirés des océans…

Naissance de Kear’s Workshop

Toujours en 2018, celle qui a étudié en commercialisation de la mode a officiellement enregistré le nom de sa compagnie, Kear’s Workshop, une boutique en ligne.

Ce n’est pas la peine de chercher dans le dictionnaire la définition du mot « Kear’s », car la jeune femme d’affaires avoue l’avoir inventé. 

C’est de sa chambre à coucher chez ses parents qu’elle confectionne ses vêtements et qu’elle entrepose ses commandes dans le garage de ces derniers. 

« La majorité de mes commandes proviennent du Québec, mais j’ai déjà livré aux États-Unis, en Finlande, en Angleterre et en Australie », énumère celle qui a été sélectionnée par le gouvernement du Québec pour recevoir une bourse d’honneur de 25 000 $.

Elle confectionne, entre autres, des t-shirts, des sandales, des tuques et ses maillots figurent parmi ses bons vendeurs.

« Au début, je me demandais comment se faisait-il que des personnes des autres pays avaient pu entendre parler de ma compagnie. Quand j’y repense, je crois que les réseaux sociaux ont grandement aidé à faire connaître ma compagnie », conclut-elle.