Septembre : climat toxique à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska

Jusqu’au 4 janvier, MonVicto.com vous propose une revue de l’année 2021 et des sujets qui ont attiré l’attention. Aujourd’hui, le mois de  septembre.

Climat toxique à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska

Selon des infirmières rencontrées, il règne un climat toxique au sein de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska et des différents CLSC de la région.

« Tes enfants, c’est ton problème. Je ne chie pas des employés! », s’est fait dire une infirmière de la part de son cadre supérieur alors qu’elle ne pouvait pas faire des heures supplémentaires.

L’infirmière a préféré dénoncer cette situation sous le couvert de l’anonymat, de peur des représailles. 

« Il a fallu que je te remplace pendant que ton père est mort », s’est déjà fait dire une autre infirmière. 

La présidente de la FIQ MCQ, Nathalie Perron reconnaissait que la situation dans le domaine de la santé est problématique et la région n’y échappait pas. 

En deux mois, 39 infirmières ont abandonné la profession à Victoriaville

De la mi-mai à la mi-juillet, 39 employés de la santé, regroupant les  infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes ont quitté la profession sur le territoire de Victoriaville. 

Bien que 19 embauches ont été effectuées pendant ces deux mois, c’est insuffisant juge la présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la Maurice/Centre-du-Québec, Nathalie Perron.  

La FIQ-MCQ rapporte également 11 lits qui ont été fermés à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska en plus des heures réduites pour les opérations d’une journée en raison du manque de personnel.

Une unité a fermé ses portes sans trop faire de bruit à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska

En catimini, une unité de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska est fermée depuis cet été.

Il s’agissait de l’unité de réadaptation fonctionnelle intensive et selon la FIQ-MCQ, ce sont 20 lits qui ont été fermés. 

Du côté de l’hôpital, on a expliqué que les « services de cette unité sont toujours disponibles dans les locaux » d’une autre unité et que cette mesure a été prise en « raison de la situation précaire de la main-d’oeuvre ». 

Par contre, quelques personnes ont été transférées ailleurs dans la région, par exemple Drummondville et Trois-Rivières, pour recevoir les soins exigés.