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Prix à l’épicerie: la pression était déjà forte, avant même le conflit en Iran
LA PRESSE CANADIENNE/Graham Hughes Avant même le conflit au Moyen-Orient, la pression inflationniste sur les aliments s’annonçait plus élevée que la moyenne. La flambée des prix du pétrole pourrait alourdir encore plus les factures d’épicerie.
Le Mouvement Desjardins s’attend à ce que l’inflation alimentaire à l’épicerie soit de 2,1 % en 2026 et de 2,3 % en 2027, selon une note dévoilée jeudi. Cela se compare à une moyenne de 1,4 % durant les années 2010.
Ces prévisions ont été effectuées avant les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran, nuance l’économiste principal chez Desjardins, Benoit Durocher, en entrevue.
Les conséquences sur les prix des aliments dépendront de la durée de la flambée des prix du pétrole, explique-t-il. Si la situation devait perdurer, l’inflation alimentaire risque d’être plus sévère, en raison de la hausse des coûts dans la chaîne d’approvisionnement.
Les coûts du transport routier vont visiblement augmenter rapidement, tandis que les camionneurs vont devoir passer la note à leurs clients, répond le président-directeur général de l’Association du camionnage du Québec (ACQ), Marc Cadieux, en entrevue.
Il souligne que les prix sont généralement ajustés chaque semaine dans l’industrie afin de tenir compte des variations du prix du carburant.