« Le Communautaire à boutte » : Alex Boissonneault appuie les revendications du milieu
À Victoriaville, la cellule locale Arthabaska-Érable du mouvement « Le Communautaire à boutte » s'est rassemblée, lundi, devant les bureaux du député Alex Boissonneault pour dénoncer le sous-financement du milieu et réaffirmer les revendications portées partout au Québec. (Crédit photo Claude Marquis - monvicto.com) Avec des informations de La Presse Canadienne
« Le Communautaire à boutte » maintient la pression pour faire rehausser le financement des groupes communautaires. Lundi, il adressait symboliquement une « motion de blâme » au gouvernement Fréchette dans le cadre de sa campagne.
Des représentants d’organismes communautaires se sont rendus au bureau de la première ministre Christine Fréchette, sur l’heure du midi à Saint-Constant, pour manifester ainsi leur mécontentement.
Plusieurs groupes communautaires avaient déjà tenu deux semaines de grève, en mars dernier, dans le cadre de cette campagne. Ils avaient également manifesté devant l’Assemblée nationale le 2 avril, puis rencontré des cabinets ministériels le 28 avril.
Mais depuis, ils attendent en vain une réponse favorable à leurs demandes, a affirmé en entrevue lundi Caroline Chartier, co-porte-parole du « Communautaire à boutte ». Ils aimeraient également obtenir une table de négociation pour discuter avec des représentants gouvernementaux d’enjeux touchant le milieu communautaire.
Mobilisation locale devant les bureaux du député Boissonneault à Victoriaville
À Victoriaville, la cellule locale Arthabaska-Érable du mouvement « Le Communautaire à boutte » s’est rassemblée, lundi, devant les bureaux du député Alex Boissonneault pour dénoncer le sous-financement du milieu et réaffirmer les revendications portées partout au Québec.
Pour l’occasion, le député, qui était sur place, avait une bonne nouvelle pour les organismes manifestants : il est l’un des rares député de l’Assemblée nationale à avoir officiellement signé la lettre d’engagement émise par le Réseau québécois de l’action communautaire autonome. En signant cette lettre, un député reconnaît « le rôle essentiel du milieu communautaire autonome dans le soutien aux populations et dans le maintien du tissu social au Québec, » en plus de reconnaître la légitimité des revendications portées par le mouvement.
Cette activité de mobilisation sera la dernière de la cellule locale avant d’autres activités prévues à l’automne, alors que les Québécois seront appelés aux urnes pour élire un nouveau gouvernement.
Rappelons que les travailleurs et travailleuses du milieu communautaire réclament de meilleures conditions de travail, un financement suffisant à la mission, une reconnaissance « pleine et entière » des organismes, une protection de leur autonomie et « la fin du financement précaire. » Ils souhaitent également que le gouvernement se mette à investir dans le modèle communautaire comme pilier essentiel du filet social au Québec.
