Ford Mustang GT cabriolet 2026, celle qui n’a pas froid aux yeux

Arsenal Media | 11 juillet 2026 | 08:42
Photo courtoisie

Par Marc Bouchard

Chérie m’a regardé arriver avec cette Mustang GT décapotable verte, jantes blanches, avec un certain étonnement. Elle avait raison. Cette Mustang-là ne se fait pas discrète, et c’est exactement le point.

Le vert quasi aqua qui l’ornait est une teinte qui divise, mais sur les lignes toujours agressives de la Mustang,  capot long, hanches marquées, poste de conduite reculé, ça fonctionne. Les jantes blanches, qui rappellent l’ensemble FX que Ford propose désormais sur la GT Premium ou l’ensemble de la Mach-E Rally, viennent casser le vert avec un contraste évident. On aime ou on n’aime pas, moi j’adore.

Sous le capot, le bon vieux V8, 5,0 litres, atmosphérique, qui refuse obstinément de disparaître pendant que la concurrence tourne le dos aux gros cylindrés. On parle d’environ 480 chevaux et un couple généreux qui se rappelle à vous dès que le pied droit s’alourdit un peu, ce qu’il a tendance à faire un peu trop souvent. Le son, toit baissé, est probablement la meilleure raison à elle seule de choisir la version cabriolet plutôt que le coupé. Aucun haut-parleur ne triche ici,  c’est du vrai, exactement ce qu’on veut d’une américaine à huit cylindres.

Le plaisir, sans détour

Sur l’autoroute 20, la Mustang GT cabriolet est une des expériences les plus simples à apprécier du marché. Pas besoin de mode piste, de réglages savants ou de courbe d’apprentissage : on tourne la clé, on descend le toit,  une opération qui prend autour de dix secondes et le plaisir est immédiat. La direction est franche, l’accélération généreuse et prévisible, et la position de conduite basse donne cette sensation de conduire quelque chose qui a du caractère.

C’est probablement l’auto de sport la plus facile à vivre au quotidien que Ford propose. Le coffre avale un sac de golf sans trop rouspéter, la banquette arrière peut dépanner en cas de besoin, et la boîte automatique à 10 rapports transforme les déplacements en ville en une formalité plutôt qu’une corvée.

Et c’est là que Chérie, encore une fois, a mis le doigt sur quelque chose. Toit relevé, les bruits de vent autour du pare-brise se font sentir dès qu’on dépasse les limites raisonnables de l’autoroute, un compromis assez commun chez les décapotables mais qui reste plus présent ici que chez certains rivaux. Le rétroviseur intérieur, aussi, perd un peu en utilité quand le toit est baissé et que les appuie-têtes bloquent la vue arrière.

La consommation, ensuite, n’a rien d’un mystère avec un V8 de cette cylindrée : on devrait tourner autour de 13 à 14 L/100 km en conduite mixte, et bien davantage si le pied droit s’emballe, ce qui, disons-le, arrive plus souvent qu’autrement dans cette auto. Ceux qui cherchent une sportive économique devront regarder ailleurs.

Le châssis, aussi, rappelle qu’il s’agit d’un cabriolet : on sent une flexibilité de caisse sur les chaussées plus abîmées de certaines régions, ces petites vibrations dans le volant et le pare-brise qu’on ne retrouve pas sur le coupé. Rien d’alarmant, mais un rappel que retirer un toit a un prix.

Et puis il y a le prix. Une GT cabriolet bien équipée grimpe rapidement dans les 70 000 $ et plus, taxes en sus, une fois qu’on ajoute les groupes d’options intéressants. Ce n’est plus l’auto de sport abordable qu’on imagine parfois.

N’empêche. Toit baissé, V8 qui gronde, vert aqua qui attire les regards sur la route de campagne, cette Mustang GT cabriolet 2026 reste une des façons les plus honnêtes et les plus accessibles de se faire plaisir derrière un volant. Elle a ses défauts, elle les assume, et elle ne prétend jamais être autre chose qu’une américaine décomplexée. Chérie, elle, a fini par sourire en s’installant côté passager. Le reste, disons, s’est réglé sur la 20 est, toit baissé!

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