COPERNIC dresse un bilan positif de ses actions pour la protection de l’eau
L'étang Bélanger, Victoriaville. (Photo courtoisie) L’organisme de protection des bassins versants de la rivière Nicolet, COPERNIC, a récemment tenu son assemblée générale annuelle (AGA) à Victoriaville, une occasion de présenter les réalisations de la dernière année et de faire le point sur les projets en cours. L’organisation dresse un bilan positif de l’année 2025-2026.
La présidente du conseil d’administration de COPERNIC, Carline Ghazal, estime que les résultats présentés « témoignent de la vitalité de COPERNIC et de sa capacité à mobiliser les acteurs du milieu autour d’objectifs communs. »
Selon le rapport annuel de COPERNIC, l’organisme a réalisé 30 projets, dans la dernière année, notamment en agroenvironnement, en suivi de la qualité de l’eau et en restauration de milieux naturels.
Un de ces projets visait l’aménagement d’une frayère dans l’étang Bélanger, à Victoriaville, afin d’offrir des conditions propices à la reproduction des poissons et des amphibiens, notamment la perchaude.
L’équipe de COPERNIC a mené d’autres projets pour assurer le suivi de diverses espèces aquatiques de la région, dont la salamandre pourpre, considérée en péril dans le Centre-du-Québec. Ces projets en suivi des espèces aquatiques et de leur habitat ont été menés à Sainte-Hélène-de-Chester, Chesterville, Tingwick, Ham-Nord et Notre-Dame-de-Ham.
Un total de 335 bénévoles et partenaires ont participé à neuf activités de nettoyage de berges représentant 3 km² et résultant en 4,7 tonnes de déchets retirés des cours d’eau.
COPERNIC s’est aussi attaqué aux espèces végétales toxiques et envahissantes telles que la berce du Caucase, le myriophylle à épis, la renouée du Japon ou le roseau commun. Un total de 17 espèces de plantes envahissantes toxiques ont été répertoriées sur le territoire du bassin versant de la rivière Nicolet. Seulement pour la berce du Caucase, COPERNIC indique avoir éradiqué plus de 200 plants.
Six municipalités ont d’ailleurs eu recours à la Brigade Bleue de COPERNIC ; Baie-du-Febvre, Saint-Samuel, Victoriaville, Saint-Norbert-d’Arthabaska, Sainte-Hélène-de-Chester, Saint-Rémi-de-Tingwick et Tingwick. La Brigade Bleue accompagne les municipalités dans la détection, le contrôle et l’éradication des plantes envahissantes, en plus d’offrir de la formation.
L’organisme a également assuré un suivi de la qualité de l’eau grâce à huit stations réparties sur le territoire centricois. COPERNIC a d’ailleurs mis sur pied l’initiative « J’adopte un cours d’eau » où des élèves du secondaire sont amenés à contribuer à la base de données provinciales sur l’état de santé général des rivières. En 2025, les élèves de 4e secondaire de l’école L’Escale, à Val-des-Sources, se sont prêtés au jeu. Cette année, ce sont les élèves des écoles secondaires Le tandem, à Victoriaville, et Monique-Proulx, à Warwick, qui assureront le suivi de la qualité de la rivière.
Plusieurs projets d’aménagement en milieu agricole ont été réalisés, au cours de la dernière année, permettant, notamment, de reboiser certains secteurs ou de limiter l’impact des intempéries sur les récoltes. Selon le rapport annuel de COPERNIC, 1830 mètres de terrain ont été revégétalisés ou reboisés. Six fermes du territoire ont également bénéficié d’un projet de haies brise-vent qui ont nécessité la plantation de 374 arbres. Les haies brise-vent réduisent l’érosion éolienne dans les champs, la propagation des odeurs et des pesticides aériens, en plus de créer des habitats pour les petits mammifères et les oiseaux.
En plus d’arbres, 991 arbustes ont aussi été plantés en bandes riveraines. Les arbres et arbustes plantés sont issus de 14 espèces différentes « pour favoriser la biodiversité et la résilience des plantations », peut-on lire dans le rapport annuel de l’organisme. Seulement à Victoriaville, le projet de reboisement de la bande riveraine de la rivière Nicolet en zone résidentielle a nécessité la plantation de 103 arbustes, 96 arbres et 70 boutures de saule.
Rappelons que COPERNIC est une entreprise d’économie sociale de concertation et de mobilisation, vouée d’une part à la protection et à la restauration de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques de la zone des bassins versants de la rivière Nicolet et, d’autre part, au maintien de la pérennité de la ressource en eau.