Accident d’aéronef mortel à Casey | la coroner publie son rapport

Michel Scarpino | 31 juillet 2026 | 09:55
Photo Depositphotos

La coroner Karianne Asselin a rendu son rapport d’investigation en lien avec l’accident qui a coûté la vie à deux personnes le 31 août 2025, à l’aérodrome de Casey, en Haute-Mauricie.

On sait que le pilote, Jean-Pier Godin, 41 ans de Ste-Eulalie et sa passagère, Valérie Fortier, 42 ans, de Saint-Valère ont perdu la vie lorsque l’appareil dans lequel ils prenaient place s’est écrasé peu après le décollage, à 400 mètres de l’aérodrome. L’avion a ensuite pris feu. Les deux personnes sont décédées à la suite d’une asphyxie liée à l’incendie.

La coroner a conclu à des décès accidentels.

Celle-ci a relaté que le pilote comptait un peu plus de 100 heures de vol à son actif et détenait un certificat médical sans restriction. Elle a rapporté que plusieurs témoins ont rapporté que le moteur avait semblé perdre momentanément de la puissance au moment du décollage et que l’avion avait peu de vitesse en plus d’avoir de la difficulté à maintenir sa montée.

La coroner ajoute qu’il est possible qu’un virage vers la droite en direction du nord ait été amorcé à une altitude insuffisante après le décollage. « L’hypothèse d’une perte partielle ou totale de puissance du moteur ne peut être écartée, mais aucun élément n’a permis de la confirmer avec certitude », peut-on lire dans le rapport.

Les photos indiquent que l’aéronef a semblé se trouver dans une attitude presque verticale au moment de l’impact, ce qui peut être compatible avec une perte de contrôle à basse vitesse, pouvant avoir entraîné une autorotation ou une vrille. La trajectoire du vol peut alors passer rapidement d’une montée ou d’un vol horizontal à une descente fortement inclinée, voire verticale, indique également le rapport.

La coroner ajoute que l’analyse n’explique pas avec certitude pourquoi l’aéronef a effectué un virage serré à basse altitude : « De même, il n’a pas été possible de déterminer pourquoi l’appareil a quitté une montée initiale qui semblait stable pour adopter une attitude fortement inclinée à droite suivie d’un piqué prononcé vers le sol. Les éléments recueillis suggèrent toutefois qu’une perte de vitesse, combinée à un virage effectué à faible altitude, pourrait avoir contribué à un décrochage aérodynamique suivi d’une perte de contrôle dont la récupération aurait été vraisemblablement impossible ».