Alex Boissonneault dénonce le laxisme dont profitent des entreprises de vente itinérante
Alex Boissonneault en compagnie des propriétaires de Maheu sport. Photo courtoisie Le député d’Arthabaska, Alex Boissonneault a dénoncé le laxisme dont profitent des entreprises de vente itinérantes dans la région.
Selon l’élu provincial, elles s’installent temporairement dans des municipalités en violant des règlements municipaux. Elles peuvent vendre des vêtements, des souliers ou des parfums sans payer les taxes commerciales que défraient les entreprises établies de la région. Il voit là une concurrence déloyale envers les marchands locaux.
M. Boissonneault a rappelé que les entreprises de la région commanditent les équipes sportives locales, participent aux soirées bénéfices et contribuent à la vie qualité économique et sociale du milieu.
« Nos commerces de proximité ne demandent pas la charité, ils demandent simplement l’équité. Quand des entreprises itinérantes s’installent en toute impunité dans des municipalités où la réglementation les interdit, c’est un manque de respect envers celles et ceux qui investissent ici, chez nous, à l’année longue. Il faut se serrer les coudes pour protéger nos commerces de proximité, car ils représentent une part importante de notre économie régionale. Les règlements existent, il faut les faire respecter », affirme le député d’Arthabaska.
Un état de fait que dénonce également Joan Maheu, présidente de Maheu Sport de Victoriaville, dont l’entreprise est en vente de fermeture : « Ça fait des années qu’on le dit : ce genre de vente itinérante nuit directement aux commerces établis comme le nôtre. On investit dans notre communauté, on paie nos taxes, on est présentes à l’année, et pendant ce temps, des entreprises de passage viennent prendre une part du marché sans respecter les mêmes règles. C’est injuste envers les commerçants de la région », affirme Mme Joan Maheu, actionnaire de Maheu Sport.
« On a soulevé ce problème à répétition au fil des ans. Ce mois-ci, on ferme nos portes, mais on espère sincèrement que d’autres commerçants n’auront pas à vivre la même injustice. Il faut que les municipalités appliquent leurs propres règlements », ajoute Mme Josée Pépin.
Il a invité les commerces locaux à faire preuve de vigilance, afin que soit appliquée la réglementation en matière de vente itinérante.