La SSJB Centre-du-Québec appelle à la protection du français face aux États-Unis

Louis-Philippe Harnois-Arel | 24 août 2026 | 12:35
Le directeur général de la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec, Dominic Martin (Crédit photo : SSJB CQ)

La langue française ne devrait jamais être un outil de négociation selon la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec.

Cela fait suite à la conférence de presse du premier ministre du Canada, Mark Carney, ce samedi indiquant que les États-Unis souhaitaient des concessions sur la découvrabilité des médias en ligne, le soutien à la culture et l’affichage bilingue afin d’empêcher l’imposition de droits de douane de 50% sur plusieurs produits d’importations.

Le chef libéral avait alors précisé qu’il s’agissait d’une ligne ne pouvant être franchie et ayant mené à la fin des pourparlers.

La SSJBCQ fait valoir que les liens économiques entre la province et nos voisins du sud sont « précieux » et que le Québec a tout à gagner à garder de bonnes relations avec les Américains.

 « Mais le jour où un autre pays essaie de gruger nos protections linguistiques pour obtenir de meilleures conditions commerciales, ça, on peut le dire, on vient de franchir une ligne qu’on ne franchit pas », ajoute l’organisation sur les réseaux sociaux.

La Société rappelle que des générations ont travaillé pour que le français survive et s’épanouisse sur le continent, des efforts ne pouvant pas être échangés pour quelques points de pourcentage.

« On peut négocier avec les États-Unis. On peut faire des compromis en matière commerciale. On peut être de bons voisins, des partenaires fiables. Mais on ne laissera jamais personne d’autre décider de la place du français chez nous », conclut la SSJB régionale.