Tarifs douaniers : la CCIBFE et la FCCQ déplorent la fin des négociations avec les États-Unis
Valérie Mercier, présidente de la Chambre de commerce et d'industrie des Bois-Francs et de L'Érable. (Photo courtoisie) La Chambre de commerce d’industrie des Bois-Francs et de l’Érable (CCIBFE) et la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) déplorent la fin des négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis. Les deux organisations préviennent que les nouveaux tarifs américains de 50%, le maintien des tarifs déjà existants et les nouveaux contre-tarifs canadiens, annoncés mardi, auront de graves conséquences, notamment pour les entreprises de la région des Bois-Francs et de l’Érable.
Selon un nouveau sondage réalisé par la FCCQ et relayé par la CCIBFE, 68% des entreprises étaient favorables à une entente commerciale, même si elle devait s’accompagner de concessions du côté canadien. À noter que plus d’une entreprise répondante sur deux est visée par au moins un tarif américain.
Pour la présidente-directrice générale de la FCCQ, Véronique Proulx, le pire scénario pour les entreprises québécoises est en train de se concrétiser.
« C’est le pire scénario pour les entreprises québécoises qui se concrétise : l’arrêt des négociations, l’imposition de nouveaux tarifs et la menace de nouveaux contre-tarifs canadiens. Les résultats de notre sondage sont sans équivoque : la grande majorité des entreprises souhaitent une entente rapide parce que les tarifs américains existants fragilisent déjà leur compétitivité. Face aux nouveaux tarifs, les réponses des entreprises visées sont aussi claires : elles ont besoin d’une aide financière non remboursable, pas d’un endettement supplémentaire, et ne veulent pas de contre-tarifs. »
Véronique Proulx, PDG de la FCCQ
La CCIBFE, par les voix de sa présidente, Valérie Mercier, et de sa directrice générale, Anne-Marie-Bédard, s’inquiète, de son côté, des impacts des tarifs douaniers sur les entreprises des Bois-Francs et de L’Érable, qui doivent déjà reporter des investissements et des projets. La CCIBFE demande aux gouvernements d’offrir rapidement une aide financière qui ne repose pas uniquement sur de nouveaux prêts.
Le sondage met également en lumière l’importance d’un accompagnement gouvernemental rapide et adapté à la réalité des entreprises exportatrices. Pour plusieurs d’entre elles, l’enjeu dépasse la hausse des coûts : il s’agit de maintenir leur capacité de production, de conserver leurs équipes et de préserver leur accès au marché américain, tout en accélérant la diversification vers de nouveaux débouchés.
La CCIBFE et la FCCQ recommandent donc de bonifier de façon importante le soutien financier non remboursable destiné aux liquidités et au fonds de roulement, de mettre en place un congé ou un allègement temporaire de l’impôt sur le revenu pour les entreprises touchées, ainsi que de renforcer l’aide financière et l’accompagnement visant la diversification des marchés d’exportation.