Guerre tarifaire : le RSE de Victoriaville réclame des changements permanents à l’assurance-chômage

Claude Marquis | 26 août 2026 | 10:41
(Image d'illustration Pexels)

Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) et le Regroupement des Sans-Emplois (RSE) de Victoriaville accueillent favorablement les mesures de soutien annoncées par le gouvernement libéral dans le cadre de la guerre tarifaire avec les États-Unis, mais demandent des mesures permanentes qui commenceraient, selon eux, par l’instauration d’un critère d’admissibilité universel à l’assurance-chômage.

Le gouvernement de Mark Carney a effectivement annoncé une série de mesures de soutien aux entreprises et aux travailleurs et travailleuses dans un contexte de guerre commerciale avec les États-Unis.

En plus de prolonger les mesures temporaires déjà en cours concernant le délai de carence, les indemnités de cessation d’emploi et les semaines supplémentaires pour les travailleurs et travailleuses de longue date, le gouvernement instaure une nouvelle mesure temporaire qui vient limiter les exclusions en cas de départ volontaire, un geste salué par la directrice générale par intérim du RSE de Victoriaville, Julie Bouchard.

Mme Bouchard estime que le principal problème demeure l’accès à l’assurance-chômage, dont les critères d’admissibilité excluent plusieurs travailleurs, notamment ceux à temps partiel, saisonniers ou à la demande. L’organisme salue la réduction des exclusions liées au départ volontaire, mais réclame une réforme permanente du régime afin de mieux protéger l’ensemble des travailleurs.

Le MASSE et le RSE demandent donc au gouvernement Carney d’établir une norme d’admissibilité universelle permanente de 350 heures, et d’ainsi garantir que les travailleurs et travailleuses qui ont le plus besoin d’une assurance-chômage puissent y avoir accès, guerre tarifaire ou pas.