« Des hôpitaux deviennent des insectariums » : le PCQ présente son plan en infrastructures à Victoriaville
Le chef du PCQ, Éric Duhaime, accompagné de Tarek Henoud, candidat conservateur dans Arthabaska-L'Érable et Adrien Pouliot, candidat conservateur dans D'Arcy-McGee. (Capture d'écran page Facebook Éric Duhaime) Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, était de passage à Victoriaville, lundi, pour présenter son plan en infrastructures. Il était accompagné du candidat conservateur local et porte-parole du parti en matière de PME, Tarek Henoud, ainsi que d’Adrien Pouliot, candidat conservateur dans la circonscription de D’Arcy-McGee et porte-parole du PCQ en matière d’économie et de finances publiques.
En conférence de presse à l’Hôtel Le Victorin, M. Pouliot a d’abord réitéré l’intention du PCQ de mettre fin au « syndrome du ruban » et d’augmenter les sommes consacrées au maintien d’infrastructures existantes plutôt qu’à la bonification.
Le PCQ veut ainsi consacrer 80% du Plan québécois des infrastructures (PQI) au maintien des actifs « jusqu’à ce que son déficit […] représente 6 à 7% de la valeur de remplacement des infrastructures. » Les conservateurs affirment pouvoir atteindre cette cible en « cinq à sept ans. »
Le candidat conservateur d’Arthabaska-L’Érable, Tarek Henoud, n’a pas été tendre à l’égard des précédents gouvernements en matière de gestion des infrastructures.
« Le plafond tombe dans les classes des écoles, les routes sont pleines de fissures, certains hôpitaux deviennent des insectariums. »
Tarek Henoud, candidat conservateur dans Arthabaska-L’Érable et porte-parole du parti en matière de PME
Le PCQ propose de hausser la productivité de l’industrie de la construction de 10% et d’adopter des devis de performance plutôt que des devis axés sur les protocoles pour le réseau routier.
Le parti affirme que le problème n’est pas la règle du plus bas soumissionnaire conforme, mais plutôt les méthodes d’octroi des contrats. Adrien Pouliot estime que les devis que son parti proposent « laisseront une entière liberté aux entrepreneurs quant aux méthodes utilisées, pourvu qu’ils construisent quelque chose de durable. »
Les conservateurs aimeraient également se tourner vers les partenariats public-privé qui réduiraient les coûts de construction, mais, surtout, transfèreraient les risques sur les concessionnaires.