Permis de transport révoqués : un syndicat de chauffeurs d’Autobus La Québécoise réagit

Claude Marquis | 29 septembre 2026 | 12:22
Autobus La Québécoise. (Photo site web La Québécoise)

L’Union des employés de service (le syndicat UES800), qui représente des chauffeurs d’Autobus La Québécoise (ALQ) touchés par la révocation de deux permis de l’entreprise par la Commission des Transports du Québec (CTQ), a réagi, lundi, aux conséquences de cette décision sur l’avenir de ses membres.

Par voie de communiqué, le syndicat UES800, affilié à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), déplore, d’entrée de jeu, qu’après plusieurs mois de lock-out, une autre tuile s’abatte sur ses chauffeurs.

Rappelons que dans sa décision de 42 pages, la CTQ a procédé à la révocation de deux permis de transport interurbains, dont ALQ était titulaire, pour des problèmes d’exploitation, des irrégularités dans les horaires et des interruptions de service.

La conseillère syndicale à l’UES800, Sylvie Landry, déplore que, malgré que les chauffeurs n’aient rien à voir avec les problèmes ayant mené à la révocation des permis, ce soient eux qui vivront avec les conséquences de cette décision.

« Certains de nos membres pourraient maintenant perdre leur emploi, non pas parce qu’ils ont refusé de travailler ou parce qu’ils ont mal fait leur travail, mais à la suite d’une décision réglementaire concernant la façon dont leur employeur a exploité ses permis. Nous allons être présents pour eux. Et pour ceux qui demeurent en lock-out, nous allons continuer de négocier et de nous battre pour une entente juste »

Sylvie Landry, conseillère syndicale à l’UES800

La décision de la CTQ révoque deux permis qui assuraient les liaisons Sherbrooke – Richmond – Drummondville – Victoriaville – Québec et Sherbrooke – Drummondville – Québec, en service express. Elle ne révoque toutefois pas le permis utilisé pour la desserte du corridor Sherbrooke – Drummondville – Trois-Rivières. La Commission indiquait dans sa décision « vouloir permettre à Autobus La Québécoise de poursuivre l’exploitation de cet autre permis. »

Le service de cette desserte est toutefois encore interrompu dans le contexte du lock-out qui perdure.

Un lock-out qui perdure

Les chauffeurs d’ALQ sont en lock-out depuis le 31 mars dernier. Le conflit de travail est survenu alors que le syndicat et l’employeur tentaient de renouveler leur convention collective.

Au cours de la négociation, l’UES800 affirme s’être opposé à la proposition de l’employeur qui visait un gel salarial pour les salariés les plus anciens et une baisse de salaire pour les plus récents.

La conseillère syndicale, Sylvie Landry, estime que depuis le début du conflit de travail, ALQ n’a démontré « aucun réel intérêt à participer à la table de négociation. »

« Il ne fournissait pas de disponibilités, n’a proposé aucune solution concrète et maintient sa volonté de diminuer les salaires. Le Tribunal administratif du travail a finalement dû intervenir dans le dossier pour qu’une rencontre ait lieu. […] »

Sylvie Landry, conseillère syndicale à l’UES800

Une rencontre de négociation est prévue le 7 octobre.