Cinq féminicides en 20 jours : La Volte-Face dénonce une situation « inacceptable et injustifiable »

Claude Marquis | 28 janvier 2026 | 09:19
(Image d'illustration Depositphotos)

Cinq femmes ont été tuées par un partenaire intime en seulement 20 jours depuis le début de l’année 2026, au Québec. Une situation « inacceptable et injustifiable » que déplore vivement l’organisme La Volte-Face, à Victoriaville.

Pour La Volte-Face, maison d’aide et d’hébergement venant en aide aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale, ces féminicides sont « le miroir brutal d’un problème sociétal profond, persistant et trop souvent relégué au second plan. »

« Il n’y a plus de mots pour exprimer l’ampleur de l’indignation et de la colère que nous ressentons. Cinq féminicides en 20 jours, ce n’est pas normal. C’est le résultat d’un système qui n’a pas su protéger ces femmes, malgré les signaux, malgré les demandes, malgré l’urgence. Chaque jour où l’on tarde à agir, ce sont des vies qui sont mises en danger. »

Julie Croteau, directrice générale de La Volte-Face

L’organisme pointe du doigt des ressources insuffisantes et des services qui tardent, laissant les femmes trop souvent seules et exposées à leur agresseur.

L’indignation monte d’un cran quand on sait que ces femmes « ne sont pas mortes par hasard. Elles ont été tuées par des partenaires ou des ex-partenaires violents, des hommes, dont certains étaient déjà connus du système judiciaire. »

Pour La Volte-Face, protéger les femmes « devrait être une priorité que l’on remet à l’agenda tous les jours, sans exception » : « La sécurité n’est pas un luxe : c’est un droit », une conviction que La Volte-Face défend sans relâche.

Ressources disponibles

À celles qui doutent ou qui hésitent à nommer ce qu’elles vivent, La Volte-Face vous rappelle que « vous n’exagérez pas. »

Parler à une intervenante spécialisée peut sauver une vie.

Des ressources sont disponibles pour écouter, soutenir et informer :