Les employés syndiqués de la Coopérative Citadelle se dotent d’un mandat de grève
La Coopérative Citadelle, à Plessisville. (Capture d'écran de Google Maps) La centaine de travailleurs de la Coopérative Citadelle, à Plessisville, qui embouteille du sirop d’érable pour plusieurs producteurs, a rejeté, à 85%, les offres de l’employeur et voté en faveur d’un mandat de grève générale illimitée à déclencher au moment jugé opportun.
Selon un communiqué envoyé, mercredi, par le Syndicat des Métallos, qui représente les employés syndiqués de la Coopérative, le litige porterait « principalement sur les conditions de travail ainsi que sur le climat de travail qui s’est détérioré au cours des dernières années. »
Rejoint au téléphone par monvicto.com, le représentant syndical des Métallos, Dany Maltais, précise que les problématiques au niveau du climat de travail reposent surtout sur des enjeux de « relations et de communications » entre l’employeur et ses employés. M. Maltais évoque également « une époque où les employés se sentaient plus respectés » par la direction, ce que ces derniers déplorent aujourd’hui.
Le président de la section locale 7885, Marc Jalbert, ajoute, de son côté, que « l’employeur propose des salaires insuffisants et des conditions de travail qui ne sont pas à la hauteur des besoins des membres. » Il est notamment question d’enjeux de salaires qui ne reflètent pas la réalité économique actuelle ou qui ne sont pas attrayants pour attirer de nouveaux travailleurs et de problématiques en santé et en sécurité au travail. Il ajoute « qu’il y a aussi des problèmes dans l’environnement de travail. » Il pense que la coopérative « doit se ressaisir. »
M. Maltais affirme que ses membres espèrent conclure une entente avec l’employeur « pour arriver à de bonnes conditions de travail et rétablir un meilleur climat de travail au sein de l’entreprise. » Il parle d’une dernière tentative avant la prochaine saison des sucres. Une possible grève à la Coopérative aurait certainement des impacts « à court et moyen terme » dans les délais de vérification, d’entreposage et d’embouteillage des produits acéricoles.
Les parties ont convenu de se rencontrer de nouveau le 11 mars prochain pour poursuivre les négociations.