« Nous Mine Pas » : un collectif citoyen se mobilise contre le projet minier Ste-Sophie Copper Project

Claude Marquis | 9 avril 2026 | 13:48
(Image d'illustration Depositphotos)

Un collectif citoyen, qui comprend des propriétaires de terres des municipalités de Saint-Fortunat, Chesterville, Sainte-Hélène-de-Chester, Saint-Norbert-d’Arthabaska, Saint-Ferdinand (incluant Vianney), Sainte-Sophie-d’Halifax, Inverness et Saint-Jean-de-Brébeuf, s’oppose vivement au projet minier Ste-Sophie Copper Project, mené par une multinationale anglaise dans la région, et réclame la fin de la spéculation des claims miniers en zones habitées.

Le 20 janvier dernier, plusieurs propriétaires des municipalités mentionnées ci-haut ont eu la surprise de recevoir une lettre de IOS Géosciences inc., une entreprise basée au Saguenay, qui demandait l’accès à leur terrain pour une première phase d’exploration de gisement de cuivre, qui était prévue en février dernier.

En effet, une minière multinationale basée à Londres, Richmond Hill Resources Plc, a récemment acquis 8700 hectares de claims miniers qui couvrent une grande partie des municipalités mentionnées plus haut. L’entreprise prévoit amorcer des travaux d’exploration, cette année, en vue d’un éventuel projet d’exploitation du cuivre, baptisé Ste-Sophie Copper Project. IOS Géosciences inc, qui agit comme sous-traitant pour Richmond Hill, affirme que les indices de cuivre sont « potentiellement élevés » dans la région et veulent l’accès à certaines terres privées pour en confirmer la présence.

Les propriétaires visés se sont rapidement mobilisés pour refuser l’accès à leur terrain et un regroupement de citoyens, Nous Mine Pas, s’est créé pour sensibiliser la population et les élus.

Les propriétaires de terres visés par cette phase d’exploration craignent des impacts « irréversibles » sur le territoire et leur qualité de vie, notamment la destruction de terres agricoles et d’érablières, la contamination potentielle de la nappe phréatique, les expropriations, le dynamitage et l’accumulation « d’énormes » quantités de résidus miniers.

Si la phase d’exploration s’avère concluante et que le gouvernement autorise l’exploitation, la minière pourrait éventuellement exproprier les propriétaires touchés afin de procéder à l’ouverture d’une mine.

Suite à l’inquiétude manifeste des citoyens de Sainte-Hélène-de-Chester, le maire, Lionel Fréchette, en a informé le conseil de la MRC d’Arthabaska. Le préfet de la MRC, Mathieu Allard, a déposé une résolution pour que les compétences en aménagement du territoire incluent désormais celles des droits miniers car ils souhaitent une gestion plus cohérente des réalités de leurs territoires, celle qui prend en compte les préoccupations de leurs citoyens.

Face aux menaces de l’exploration minière, le collectif citoyen Nous Mine Pas s’organise afin de protéger le territoire menacé.

De nombreux propriétaires n’ont pas encore reçu de lettre, alors que leur terrain se trouverait sur un claim minier appartenant à la compagnie. Le collectif citoyen rappelle qu’il est « essentiel » que tous les propriétaires vérifient si leur lot est claimé et, le cas échéant, envoyer une lettre de refus d’accès à l’adresse .