L’UPA Centre-du-Québec demande des outils financiers mieux adaptés aux fermes de proximité

Louis-Philippe Harnois-Arel | 23 juin 2026 | 09:58
(Crédit photo : UPA Centre-du-Québec)

En marge de la saison des récoltes et de l’apparition des premiers produits sur les étals, la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec réclame des mesures pour soutenir les fermes de proximité afin d’assurer leur pérennité.

Bien qu’elles représentent près de 45 % des entreprises agricoles de la région (1 400 fermes de proximité sur 3 100 entreprises agricoles), quelque 83% doivent compter sur un revenu externe pour garantir leur viabilité selon un récent sondage.

Pour la moitié d’entre elles, le fait de devoir occuper un emploi à l’extérieur de leur ferme pour compenser une rentabilité insuffisante réduit d’autant le temps et l’énergie qu’ils peuvent consacrer au développement de leur production.

« On parle du nombre de fermes qui diminuent de plus en plus au Québec et de sécurité alimentaire. Pendant ce temps-là, nous, on travaille d’arrache-pied pour nourrir directement les gens de notre territoire, mais on est laissés pour compte parce qu’on est trop petits. Il me semble que c’est incohérent. Reconnaissez ce qu’on fait, adaptez les programmes à notre réalité et donnez-nous les moyens de continuer à nourrir nos communautés », s’exprime M. Claude Mailhot, représentant du Comité des fermes de proximité du Centre-du-Québec.

Le syndicat estime que la mise en place de la Stratégie 2025-2030 pour l’agriculture de proximité est un pas dans la bonne direction, mais qu’elle doit maintenant se traduire rapidement en actions concrètes.

Des freins à l’établissement et au développement des fermes de proximité

La majorité des programmes gouvernementaux ne seraient pas adaptés à la réalité des fermes de proximité selon l’UPA qui réclame des outils financiers accessibles et des allègements réglementaires.

La centrale argue que les demandes de financement sont complexes et exigent du temps ou des ressources que plusieurs entreprises ne possèdent pas.

Ce serait également le cas pour certains critères d’admissibilité, comme des seuils d’investissement trop élevés, des exigences financières importantes et des conditions uniformes, peu importe la taille de la ferme.

Des institutions peinent aussi à évaluer l’admissibilité de ces entreprises aux programmes en raison d’une méconnaissance de leur réalité et de référence pour leurs productions.

Invitation à manger local

Dans ce contexte, la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec invite les consommateurs à soutenir les entreprises agricoles de proximité en privilégiant les produits d’ici cet été. Marchés publics, kiosques à la ferme et autocueillette sont accessibles partout dans la région.