1 an à la mairie de Victoriaville : entre bilan et projets, Vincent Bourassa prépare la suite de son mandat
Le conseil municipal de la Ville de Victoriaville, 2026. (Photo Facebook Vincent Bourassa, maire de Victoriaville) Élu le 2 novembre 2025, le maire de Victoriaville, Vincent Bourassa, dresse un bilan « relativement très satisfaisant » de sa première année à la tête de la ville. Il se dit « fier et privilégié » d’être le maire de sa municipalité, mais surtout d’être partie prenante de son développement, car le magistrat et ses équipes ont plusieurs projets majeurs sur la planche qui doivent se mettre en branle dans les prochains mois, voire années.
Après une première année consacrée à la transition et à la mise en place de ses priorités, Vincent Bourassa souhaite maintenant faire connaître davantage sa vision du développement de la ville. Économie, collaboration régionale, revitalisation du centre-ville, logement et itinérance figurent parmi les principaux dossiers qui guideront la prochaine année de son administration.
Il estime que les premiers mois de son mandat lui ont permis de prendre ses repères, de mieux connaître les équipes municipales et de définir des orientations avec ses conseillers municipaux et l’ensemble des équipes de la ville.
En un an, la nouvelle administration Bourassa a su prendre ses aises, mais, non sans faire quelques erreurs au passage.
Des décisions revues et des leçons retenues
En entretien avec monvicto.com, le maire reconnaît que l’épisode de la « taxe de l’arbre », qui devait contribuer à la plantation d’arbres et à la lutte contre les îlots de chaleur, a suscité une controverse et bien au-delà des frontières de Victoriaville. L’administration a finalement choisi de retirer la redevance, après la grogne des citoyens.
Vincent Bourassa est d’avis qu’en « voulant être transparent », la situation a finalement joué contre eux. Il reconnaît que son administration aurait dû mieux expliquer la redevance sur la canopée avant de l’imposer. Le maire estime qu’un dialogue avec les citoyens aurait pu éviter une partie de la controverse.
La communication municipale a aussi écorché quelques festivaliers de Rock la Cauze (RLC). Dans ce dossier, rappelons qu’une lettre concernant l’installation de roulottes et autres sur les terrains privés avait provoqué des réactions à quelques semaines du début des festivités. Le maire rappelle que le fond de la démarche était justifié par des problèmes survenus lors de l’édition 2024, mais que le message aurait pu être mieux formulé.
Il estime que les épisodes entourant la redevance et la communication avant RLC ont démontré l’importance de mieux expliquer les décisions aux citoyens. Il souhaite que ces situations servent de leçon aux équipes municipales, tout en maintenant une approche basée sur la transparence.
L’avenir de Victoriaville
La deuxième année de ce mandat de quatre ans à la mairie de Victoriaville sera davantage consacrée à la concrétisation et à la présentation des projets et des objectifs de l’administration.
Parmi les projets qui pourraient marquer son mandat, Vincent Bourassa souhaite revoir en profondeur le centre-ville de Victoriaville.
Le remplacement du collecteur d’eaux usées de la rue de Bigarré, qui s’étend de la bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot jusqu’à la rivière, pourrait servir de point de départ à une vaste réflexion sur l’aménagement du secteur. Le pont près du marché public, qui possède un statut patrimonial et nécessite des interventions, fera aussi partie de cette réflexion. Vincent Bourassa aimerait travailler sur la fluidité de la circulation dans le secteur également. Les travaux en sont, toutefois, encore aux étapes préliminaires.
Le projet de revitalisation du centre-ville, quant à lui, comprend notamment une densification douce du secteur, une mixité entre les commerces et les logements ainsi qu’une revitalisation de la bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot et de la place Sainte-Victoire.
Cet énorme chantier est en partie pourquoi Vincent Bourassa s’est présenté à la mairie de Victoriaville. Il souhaiterait en faire son legs pour les générations futures.
Le maire souhaite aussi miser davantage sur le tourisme d’affaires et le tourisme sportif. L’acquisition récente du centre de congrès par la ville s’inscrit dans cette orientation. Plusieurs événements sportifs sont également dans les plans, dont les assises de la Ligue de hockey junior Maritimes-Québec (LHJMQ), en 2027, et un tournoi international de tennis de catégorie W15.
La Ville travaille par ailleurs à définir un nouveau produit touristique signature, après avoir finalement abandonné le projet de type « arbre en arbre » prévu au mont Arthabaska.
Le logement et l’itinérance parmi les défis
La croissance de Victoriaville entraîne également des besoins importants en matière de logement.
Vincent Bourassa a d’ailleurs souligné que 359 nouveaux logements ont été autorisés au cours des neuf premiers mois de 2026.
Deux projets destinés à des clientèles plus vulnérables sont aussi attendus ; Unitaînés et le projet Assomption, qui doivent voir le jour en 2027 et ajouter 184 nouveaux logements destinés aux aînés et aux clientèles plus vulnérables.
L’itinérance demeure par ailleurs une préoccupation importante pour l’administration municipale. Vincent Bourassa estime que les municipalités de taille moyenne ne peuvent régler seules cet enjeu et réclame un soutien accru du gouvernement du Québec. Il rappelle que le phénomène est lié à plusieurs réalités, dont la toxicomanie, le manque de logements sociaux et les problèmes de santé.
Un deuxième mandat toujours possible
Vincent Bourassa ne ferme pas la porte à un deuxième mandat, estimant qu’une certaine stabilité à la mairie permettrait de mener à terme les projets entrepris.
Il rappelle toutefois que la fonction est exigeante et qu’elle demande une disponibilité constante.
Malgré l’exigence de ses fonctions, le maire de Victoriaville aime beaucoup son travail, une occasion pour lui d’apprendre tous les jours. Son désir d’organisation et de structuration se reflète bien dans les projets qu’il souhaite mener à terme pour sa communauté.
Celui qui se qualifie de « gestionnaire public » souhaite poursuivre le travail amorcé et continuer ce qu’il appelle la « coopétition » avec les municipalités voisines, un équilibre presque parfait entre la compétition et la coopération.
Après une première année de transition et de consolidation, Vincent Bourassa veut que les projets commencent à prendre forme et deviennent plus visibles pour la population.