Financement des infrastructures d’eau : la MRC de L’Érable réclame plus de soutien de Québec

Claude Marquis | 17 juin 2026 | 11:09
Image d'illustration par Despositphotos

Les municipalités de la MRC de L’Érable lancent une démarche régionale visant à sensibiliser le gouvernement du Québec aux défis liés au financement des infrastructures municipales en eau.

Bien qu’elles accueillent favorablement l’annonce faite mardi par le gouvernement du Québec concernant l’ajout d’un milliard de dollars sur dix ans pour les infrastructures municipales en eau, plusieurs questions demeurent, selon elles, quant à la portée réelle de cette somme, notamment parce qu’elle vise d’abord le maintien des infrastructures déjà existantes.

Les municipalités doivent, non seulement, maintenir leurs infrastructures en bon état, mais font également face à d’importants besoins liés à la mise aux normes, à la modernisation et au développement de ces dernières. Malgré une planification rigoureuse, la réalisation des études requises et l’avancement des projets, plusieurs municipalités se heurtent à des défis importants en matière de financement.

Les élus de L’Érable estiment donc qu’il demeure essentiel de poursuivre les discussions afin d’assurer un financement prévisible, suffisant et adapté aux défis auxquels font face les municipalités.

Le préfet de la MRC de L’Érable, Gervais Pellerin, souligne que « les projets sont prêts, mais les municipalités demandent maintenant un engagement gouvernemental à la hauteur des projets à relever. »

Par cette démarche régionale, les municipalités de la MRC de L’Érable souhaitent notamment une hausse significative des fonds disponibles dans le programme PRIMEAU, un programme du gouvernement du Québec qui soutient la réalisation de travaux de construction, de réfection ou d’agrandissement d’infrastructures municipales d’eau potable et d’eaux usées.

Les élus demandent également que les infrastructures municipales en eau soient reconnues comme un « enjeu stratégique pour l’avenir des régions », en plus d’assurer « une meilleure adéquation entre les exigences gouvernementales et les mécanismes de financement disponibles. »

Des réalités différentes, un défi commun

À Princeville, Plessisville et Sainte-Sophie-d’Halifax, les réalités diffèrent, mais le constat demeure le même : les besoins en infrastructures d’eau sont importants et les investissements requis dépassent souvent la capacité financière des municipalités.

Malgré une planification rigoureuse et des projets bien avancés, l’accès au financement demeure l’un des principaux freins à leur réalisation.

Le maire de Princeville, Raphaël Guérard, affirme que la municipalité a multiplié les démarches, depuis 2023, pour moderniser ses infrastructures d’eau potable et mettre fin à l’avis préventif d’ébullition en vigueur depuis septembre 2023. Les investissements nécessaires pourraient atteindre près de 30 M$. Le maire soutient que la municipalité est prête à faire sa part, mais réclame un appui financier accru du gouvernement pour réaliser ces travaux.

À Plessisville, les projets de modernisation des infrastructures d’eau potable et usée sont également prêts, mais là aussi, les coûts dépassent la capacité financière de la ville. Le maire, Marc Morin, demande au gouvernement des subventions plus importantes ainsi qu’une meilleure prévisibilité du financement.

Le maire de Sainte-Sophie-d’Halifax, Christian Daigle, souligne, de son côté, que le projet de réfection des réseaux d’égout et d’aqueduc est planifié depuis plus de 20 ans. Selon lui, les études et la préparation sont complétées, mais le principal obstacle demeure l’obtention du financement nécessaire pour réaliser les travaux.