Pas de concessions sur l’accès au marché, réclament les Producteurs de lait du Centre-du-Québec
(Image d'illustration Depositphotos) Alors que des droits de douane de 50 % doivent entrer en vigueur ce mercredi 19 août sur plusieurs produits canadiens entrant aux États-Unis, les Producteurs de lait du Centre-du-Québec demandent au gouvernement canadien de ne pas concéder de nouvelles parts de marché en échange du retrait de ces tarifs.
Cette éventualité contribuerait à fragiliser la souveraineté alimentaire du pays, selon le président de l’organisation régionale, Alain Brassard.
Advenant une première concession, il craint que d’autres ne soient ensuite réclamées lors d’une deuxième table de pourparlers comme dans le cadre de la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).
Alain Brassard, président des Producteurs de lait du Centre-du-Québec
À l’instar de l’UPA, les Producteurs de lait du Centre-du-Québec calculent que les importations dans le secteur ont augmenté de 150 % depuis l’entrée en vigueur de l’ACEUM, sous le premier mandat du président Trump.
Les deux organisations soulignent par ailleurs que 8,4 % des parts du marché canadien ont été concédées au cours des trois dernières ententes commerciales nationales. Les Producteurs de lait vont plus loin, estimant les pertes à 18 % sur un horizon de 25 ans, notamment en raison d’ententes conclues avec l’Organisation mondiale du commerce au tournant du Millénaire.
Alain Brassard, président des Producteurs de lait du Centre-du-Québec
La balance commerciale entre les deux pays favorise déjà les États-Unis, qui exportent pour environ 1 G$ de produits vers le Canada, contre quelque 360 M$ à l’inverse.
Les importations américaines ne se retrouvent toutefois pas dans le rayon des pintes. Il s’agit plutôt de produits comme des fromages, de la crème, du beurre ou tout autre produits laitiers utilisés dans la fabrication de plusieurs aliments.
Ce dernier souligne une autre différence entre les deux marchés alors que l’industrie laitière américaine est en partie soutenue par des mécanismes gouvernementaux qui permettent d’indemniser les producteurs lorsque les prix sont très bas. Un tel système d’appui n’existe pas au Canada.