Infrastructures, santé et éducation : la MRC de L’Érable présente ses priorités régionales

Claude Marquis | 21 septembre 2026 | 14:52
Marc Morin, maire de la Ville de Plessisville, Gervais Pellerin, préfet de la MRC de L’Érable et maire d’Inverness, Jocelyn Bédard, préfet suppléant et maire de Notre-Dame-de-Lourdes, Raphaël Teyssier, directeur général de la MRC de L’Érable, Raphaël Guérard, maire de la Ville de Princeville. (Photo courtoisie)

Les élus de la MRC de L’Érable ont présenté les enjeux auxquels font face les municipalités du territoire, tant dans leur administration municipale respective qu’au sein de la MRC. Ils réclament notamment plus de financement pour les infrastructures et le transport collectif, moins de paperasse et davantage d’autonomie municipale.

Le préfet de la MRC de L’Érable, Gervais Pellerin, estime que les municipalités ne peuvent pas être considérées comme des gouvernements de proximité « si elles sont toujours freinées par une réglementation et des exigences administratives de plus en plus complexes, changeantes et exigeantes. »

Il estime que les municipalités et les MRC doivent avoir plus de liberté pour agir selon les réalités de leur territoire.

infrastructures d’eau potable, la voirie locale et le transport collectif et adapté

Les municipalités de L’Érable demandent un financement gouvernemental « accru, stable et prévisible » pour les infrastructures essentielles, notamment en matière d’eau potable, ainsi que pour les infrastructures routières.

Selon le Plan d’intervention en infrastructures routières locales (PIIRL), qui couvre les 10 municipalités de L’Érable, des travaux totalisant 140 M$ sont nécessaires sur le réseau routier local afin de planifier les investissements et rattraper progressivement le déficit d’entretien.

Pour le transport collectif, les élus réclament un financement « stable et prévisible. » Ils sont d’avis que les modalités et les sommes découlant des programmes d’aide financière sont dévoilés « trop tardivement », souvent avec plus de deux ans de retard, ce qui ne permet pas de réaliser une planification financière à long terme qui est réaliste, ce que déplorent les élus locaux.

Allègement du fardeau administratif et réglementaire des municipalités

Les élus de la MRC de L’Érable dénoncent également l’augmentation des règles et des tâches administratives imposées aux municipalités.

Ils demandent que les exigences, notamment en sécurité incendie, soient adaptées à la taille, aux moyens et aux réalités de chaque municipalité.

Renforcement de l’autonomie municipale

La MRC de L’Érable réclame une plus grande autonomie en matière d’aménagement et de développement du territoire.

Dans le respect des orientations gouvernementales, les municipalités et les MRC doivent bénéficier d’une marge de manœuvre pour répondre aux réalités de leur territoire. Les approches uniformes à l’échelle du Québec freinent la capacité d’action.

Dans L’Érable, par exemple, des terrains contaminés difficilement réutilisables ou les contraintes liées à des zones inondables limitent les possibilités de développement.

organismes communautaires et maintien des services de santé

En appui à la Corporation de développement communautaire de L’Érable, la MRC demande un financement à la mission « adéquat, stable et prévisible » afin d’assurer la continuité des services à la population.

Considérant les besoins préoccupants de la population et les défis d’accès aux soins pour les citoyens sans médecin de famille, le maintien et le renforcement des services de santé et des services sociaux de proximité dans L’Érable font aussi partie des enjeux importants énumérés par les élus.

Une seule infirmière praticienne spécialisée de première ligne (IPSL) à temps plein est présentement en poste au CLSC de Plessisville alors que l’arrivée de plusieurs IPSL était annoncée en juillet 2025.

La MRC demande l’ajout de plusieurs IPSL, le maintien des services existants, une meilleure promotion des services disponibles et des engagements à favoriser le recrutement de médecins de famille et de médecins spécialistes.

Accès à la formation pour l’avenir de la région

Dans un contexte où plusieurs entreprises peinent à recruter du personnel spécialisé et où le Centre-du-Québec demeure sous-desservi en matière de formation technique, la MRC demande au ministère de l’Enseignement supérieur de lancer « rapidement » un nouvel appel d’intérêt permettant notamment au Cégep de Victoriaville de développer de nouveaux DEC techniques.

Elle souhaite également valoriser davantage la formation professionnelle.

Pour la MRC, former davantage de jeunes et de travailleurs à proximité est essentiel pour retenir les talents, soutenir les entreprises et assurer la vitalité des communautés du territoire.