Alex Boissonneault devient le directeur des communications du gouvernement

La Presse Canadienne | 30 octobre 2026 | 10:32
Alex Boissonneault. (Photo courtoisie)

Défait dans Arthabaska au scrutin du 5 octobre dernier, l’ex-député péquiste Alex Boissonneault a été nommé jeudi directeur des communications et porte-parole du premier ministre Paul St-Pierre Plamondon.

Il assumera en plus les fonctions inédites de «délégué du premier ministre en matière d’affirmation nationale».

Selon les explications apportées par M. St-Pierre Plamondon dans une publication sur un réseau social, il «veillera ainsi à promouvoir la spécificité du Québec, à valoriser sa culture et à redonner toute leur place à ses symboles nationaux».

À titre de porte-parole, il pourra aussi s’exprimer au nom du premier ministre, a-t-on appris.

«Il pourra ainsi me représenter lors de conférences de presse et d’événements publics afin de présenter certaines orientations gouvernementales, particulièrement lorsque celles-ci concernent plusieurs ministères», a écrit le chef du gouvernement. 

Ce type de rôle pour un porte-parole est assez inhabituel dans le régime parlementaire britannique en vigueur au Québec. On le retrouve davantage dans un régime présidentiel comme aux États-Unis. 

Qui plus est, M. Boissonneault aura un rôle à jouer dans le projet indépendantiste du PQ, puisqu’il sera impliqué «directement dans la préparation des conditions nécessaires à la réalisation du projet national québécois», peut-on lire.

Secrétaires parlementaires

Cette annonce coïncide avec la nomination d’une série de secrétaires parlementaires affectés à des fonctions en lien avec l’accession à l’indépendance. 

Contrairement aux adjoints parlementaires, les secrétaires parlementaires n’ont pas droit à une indemnité salariale supplémentaire.

Les neuf secrétaires parlementaires seront en charge d’assister la vice-première ministre et ministre responsable de l’Accession du Québec à l’indépendance, Catherine Gentilcore. 

Ainsi, la députée de Maskinongé, la comédienne Isabelle Blais, sera secrétaire parlementaire responsable de la participation démocratique et de la condition féminine.

La députée de Taillon, Sandra Hernández, une diplomate de carrière, sera en charge de l’élargissement du réseau diplomatique québécois.

La députée de Saint-Jérôme, Sandrine Michon, une éducatrice spécialisée issue de la DPJ, sera secrétaire parlementaire responsable des relations avec les néo-Québécois.

Le député d’Argenteuil, Pierre Nantel, qui a été directeur artistique, sera secrétaire parlementaire en charge de la culture.

Le député de Drummond-Bois-Francs, l’alpiniste professionnel Charles Page, sera responsable des fédérations sportives québécoises.

Le député de Saint-Jean, Gaétan Bédard, ex-commandant du Collège militaire royal de Saint-Jean, sera affecté aux questions de sécurité et de défense.

Le député de Richelieu, Jocelyn Desjardins, sera secrétaire parlementaire en charge de la planification de la fonction publique.

Le député de L’Assomption, Maxime Laporte, est en charge de la constitution provisoire.

Enfin, le député de Vachon, Stephan Fogaing, sera secrétaire parlementaire en charge des finances et de l’économie.

Dans son cas toutefois, son élection est contestée. Le dépouillement judiciaire l’a donné vainqueur par trois voix sur son adversaire libérale, mais le PLQ a fait savoir qu’il ne concédait pas la victoire et qu’il allait entreprendre d’autres démarches en Cour du Québec. 

M. Boissonneault était une des étoiles montantes de la petite équipe du PQ avant qu’il ne prenne le pouvoir.

Il avait été élu lors d’une complémentaire dans Arthabaska en 2025 contre le conservateur Éric Duhaime.

Son chef laissait présager au cours de la dernière campagne électorale qu’il obtiendrait un poste de ministre, mais cela n’a pas suffi à assurer sa réélection et c’est plutôt le candidat conservateur qui l’a emporté. 

Croisé à la sortie du ministère du Conseil exécutif mercredi après-midi, M. Boissonneault n’avait pas voulu confirmer qu’il allait être nommé à un nouveau poste au gouvernement.  

Son arrivée en politique en 2025 avait causé beaucoup de remous. Il était alors animateur à l’émission du matin à ICI Première à Québec et ex-journaliste parlementaire. 

Mais son passé avait aussi refait surface et lui avait valu les attaques du Parti conservateur du Québec. 

Il avait été arrêté et détenu en 2001 en raison de son implication dans un groupe d’extrême gauche qui avait comploté pour pénétrer sur le périmètre du Sommet des Amériques à Québec.