Les différentes institutions du Centre-du-Québec appelées à diffuser plus de musique francophone
Le directeur général de la SSJBCQ, Dominic Martin, et la coordonnatrice aux événements, Louise Talbot (Crédit photo : SSJBCQ) La Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec lance un appel à la mobilisation pour faire une plus grande place à la musique francophone au quotidien.
Elle réclame la contribution de l’ensemble des municipalités, des commerces, des associations sportives, des établissements scolaires et des organisateurs d’événements de la région pour qu’ils revoient leurs listes de lecture et augmentent la proportion de chansons francophones diffusées dans leurs établissements et lors de leurs activités.
L’objectif ne serait pas de rejeter les musiques provenant d’autres cultures ou interprétées dans d’autres langues, mais plutôt de multiplier les occasions de faire découvrir des chansons francophones et de donner aux gens le goût de les écouter.
« La musique francophone doit être associée au plaisir, à la fête et à la fierté de vivre ensemble. Si chacun fait un petit effort, que ce soit dans un commerce, un aréna ou lors d’une activité municipale, je suis convaincu qu’on peut faire une différence. Pourquoi ne pas faire du Centre-du-Québec un exemple à suivre pour le reste du Québec? », demande le directeur de la SSJBCQ, Dominic Martin.
Cette sortie suit une étude sur la consommation musicale au Québec, publiée mardi par le Commissaire à la langue française, selon laquelle seulement 12 % des écoutes musicales en ligne dans la province sont consacrées à des artistes qui chantent dans la langue de Molière.
Parmi les territoires non anglophones analysés, le Québec arrive au dernier rang pour la place accordée à sa langue nationale dans les habitudes d’écoute.
Le directeur de la SSJBCQ, Dominic Martin, croit que ces résultats doivent être pris au sérieux, mais ne doivent pas décourager.
« Je refuse de croire que la situation est irréversible. Je pense qu’il faut collectivement se retrousser les manches et agir. Nous avons une trop grande richesse musicale et des artistes trop talentueux pour baisser les bras », commente Dominic Martin.