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Le ministère fédéral de l’Agriculture annonce des suppressions d’emplois
Une famille plante son blé à l'aide d'un semoir, près de Crémone, en Alberta, le vendredi 6 mai 2022. (LA PRESSE CANADIENNE/Jeff McIntosh) Le ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire annonce la fermeture de sept centres de recherche pour des raisons d’économie.
Le ministère fédéral précise que les centres de recherche de Guelph, en Ontario, de Québec et de Lacombe, en Alberta, ainsi que quatre fermes de recherche satellites en Nouvelle-Écosse, en Saskatchewan et au Manitoba, fermeront leurs portes.
À ce jour, environ 665 postes ont été supprimés et près de 1050 employés ont reçu un avis de licenciement.
«Aucune fermeture de site n’est prévue dans l’immédiat, et toute réduction des activités scientifiques fera l’objet d’un processus décisionnel rigoureux qui pourrait prendre jusqu’à 12 mois, a indiqué le ministère dans un communiqué publié vendredi. Il est donc trop tôt pour déterminer et communiquer les répercussions finales sur l’effectif.»
Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) a ajouté que, comme d’autres ministères fédéraux, ces suppressions d’emplois surviennent après l’identification d’économies sur trois ans, tout en demeurant concentrée sur son mandat principal.
Les centres de recherche de Québec, de Guelph et de Lacombe n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.
Le comté de Lacombe a exprimé sa profonde déception, dans une publication sur les médias sociaux, face à la décision «soudaine» du gouvernement fédéral de fermer le Centre de recherche et de développement de Lacombe et a exhorté Ottawa à suspendre cette décision.
«Depuis plus d’un siècle, cette station de recherche est un pilier du progrès agricole dans l’Ouest canadien», a souligné John Ireland, préfet du comté de Lacombe, dans une publication vendredi.
«Il est difficile de reproduire ailleurs 119 ans d’histoire de la recherche, des terres spécialisées et des essais à long terme. Une fois ce site perdu, il le sera à jamais», a-t-il lancé.
Le comté a indiqué que plus de 100 employés du centre et leurs familles sont touchés par la fermeture, ainsi que leurs partenaires industriels.
Le centre de Lacombe étudie l’élevage et la production de viande, ce qui, selon son site internet, contribue à la stabilité économique et réduit l’impact environnemental de la production animale. Il soutient également le secteur canadien de la transformation de la viande fraîche «en fournissant de la viande fraîche saine et de haute qualité, ayant une bonne durée de conservation, principalement du bœuf et du porc».
Le centre de recherche de Guelph indique sur son site internet qu’il «axe ses recherches et ses développements sur la salubrité des aliments et la valeur ajoutée des aliments afin de favoriser un secteur agroalimentaire rentable au Canada».
Les recherches menées au centre de Québec portent notamment sur la pérennité du secteur agricole en climat froid et humide.
Plusieurs syndicats affirment que près de 10 000 fonctionnaires fédéraux qu’ils représentent ont reçu un avis de licenciement la semaine dernière, les avertissant que leurs emplois pourraient être supprimés dans le cadre des efforts déployés par Ottawa pour réduire les dépenses des programmes et les coûts administratifs d’environ 60 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.
Ottawa a annoncé vouloir ramener la taille de la fonction publique à un niveau «plus soutenable» et prévoit de réduire le nombre d’emplois dans la fonction publique d’environ 40 000, par rapport au sommet de 368 000 atteint en 2023-2024.
Le dernier budget fédéral précise que cette démarche impliquera une «restructuration des opérations et une consolidation des services internes». L’Alliance de la Fonction publique du Canada a annoncé que plus de 5000 de ses membres ont reçu un avis de mutation au cours des derniers jours.
Parmi eux figurent des employés d’Affaires mondiales Canada, de Transports Canada, d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada et de Santé Canada.
Le ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire indique sur son site internet qu’il a été créé un an après la Confédération, en 1868.
«Aujourd’hui, le Ministère contribue à créer les conditions nécessaires à la rentabilité, à la durabilité et à l’adaptabilité à long terme du secteur agricole canadien», peut-on y lire.