Le Parti Québécois réclame la suspension du Dossier santé numérique en Mauricie—Centre-du-Québec

Louis-Philippe Harnois-Arel | 13 avril 2026 | 12:34
(Crédit photo : Depositphotos)

Le Parti Québécois demande la suspension du lancement du Dossier santé numérique (DSN) dans les deux régions vitrines, la Mauricie—Centre-du-Québec et le Nord-de-l’Île-de-Montréal, prévue le 9 mai.

La formation s’appuie sur des articles parus à Radio-Canada et dans les Coops de l’information le 9 avril dernier comme quoi des médecins craigneraient de graves répercussions sur la livraison de soins, les listes d’attente et sur la santé des patients.

Des réductions de 25 à 50 % de capacité de plusieurs départements seraient à prévoir de même que des fermetures de lits s’étalant sur six semaines, soit deux semaines précédant et suivant l’implantation du système.

Au plus fort de ces coupes, jusqu’à 104 lits dans les unités de soins pourraient être fermés.

« Dès la semaine dernière, j’ai questionné la ministre de la Santé sur le sujet, en révélant les inquiétudes du personnel quant aux réductions de services de santé appréhendées. Elle m’a répondu que tout allait bien. Pourtant, le personnel sur le terrain affirmait le contraire et depuis, on ne cesse d’apprendre des mauvaises nouvelles », dénonce le porte-parole en matière de Santé, Joël Arseneau.

Le député péquiste cite aussi la sortie du ministre de la Cybersécurité et du numérique, Gilles Bélanger, vendredi. Ce dernier avait soulevé des préoccupations quant à la protection des données des patients. Il doit d’ailleurs rencontrer Santé Québec dans les prochains jours pour définir s’il serait préférable de reporter le déploiement du DSN.

« Le personnel sur le terrain sonne l’alarme depuis longtemps même si on leur a interdit de parler. On doit mettre ce projet sur pause pour ne pas rejouer dans le mauvais film de SAAQClic. Il y aura des effets sur les soins et services à la population, et des patients atteints de cancer pourraient en payer le prix, selon des médecins qui s’expriment sous le couvert de l’anonymat. On doit suspendre le projet jusqu’à ce que tout soit réellement prêt et que Santé Québec ait expliqué publiquement son plan de transition. C’est la santé de la population qui est en jeu », conclut Joël Arseneau.

Avec les informations de La Presse canadienne