L’UPA Centre-du-Québec demande toujours un BAPE générique sur la filière éolienne malgré l’entente avec Hydro-Québec

Louis-Philippe Harnois-Arel | 16 avril 2026 | 10:40
(Crédit photo : Depositphotos)

La Fédération de l’UPA Centre-du-Québec réitère qu’elle est favorable au développement énergétique, mais pas au détriment des terres cultivables.

Le syndicat continue de réclamer la tenue d’un BAPE générique afin d’assurer une évaluation complète et transparente de l’élaboration de la filière éolienne sans compromettre l’agriculture.

Il rappelle que l’entente de principe convenu le 9 avril avec Hydro-Québec pénalise les projets proposés sur des terres agricoles, forestières et acéricoles et n’accorde aucun pouvoir d’expropriation aux promoteurs. Les producteurs peuvent donc toujours refuser de participer.

Elle ne modifie pas non plus les processus d’autorisation existants comme l’approbation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).

« Hydro-Québec ayant annoncé un déploiement par phases, nous demeurerons extrêmement vigilants quant au déroulement de la première ronde », conclut la présidente de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec, Julie Bissonnette.

Pour sa part, Hydro-Québec a signifié dans son appel d’offres publié vendredi que cet accord doit « encadrer le développement éolien et renforcer la protection du milieu agricole et forestier au Québec, dans un contexte où la préservation des terres agricoles demeure une priorité et où les préoccupations du milieu agricole doivent être prises en compte. »

Il prévoit la mise à jour du Cadre de référence relatif à l’aménagement de parcs éoliens en milieux agricole et forestier, incluant les érablières, et un ajustement à la grille d’évaluation des soumissions afin de favoriser des implantations limitant l’utilisation des sols de plus grande qualité.

Rappelons qu’au Centre-du-Québec, seule Saint-Eulalie a été ciblée pour un potentiel de développement de 1000 MW advenant la concrétisation d’un projet et une résolution de la municipalité. Les dossiers peuvent être déposés jusqu’au 26 février 2027.