Les cas de maladie de Lyme doublent sur un an en Mauricie-et-Centre-du-Québec
(Crédit photo : Depositphotos) En date du mardi 4 août, 27 cas de maladie de Lyme ont été recensés en Mauricie–Centre-du-Québec depuis le début de l’année 2026, selon les données de la Santé publique.
Il s’agit d’un peu plus du double comparativement à la même période en 2025, alors que 12 cas avaient été signalés à pareille date.
Cette maladie est transmise par la piqûre de tiques à pattes noires infectées.
Elles ont d’abord touché la région de Drummondville et Odanak, premiers à avoir été considérés à risque en 2018, avant de progresser dans tout le Centre-du-Québec grâce au réchauffement des températures.
Certains secteurs du nord de la Mauricie, comme La Tuque, ne sont pas encore considérés comme endémiques. Toutefois, des tiques pourraient s’y établir en étant transportées par des cerfs ou des oiseaux migrateurs, explique la docteure Caroline Marcoux-Huard, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive à Santé Québec Mauricie–Centre-du-Québec – Universitaire.
Caroline Marcoux-Huard, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive
Une piqûre de tique n’entraîne pas automatiquement la maladie de Lyme. L’insecte peut ne pas être porteur de la bactérie responsable ou ne pas être demeuré fixé à son hôte suffisamment longtemps.
Après l’avoir retiré à l’aide d’une pince, en la saisissant le plus près possible de la peau, il est recommandé de consulter un pharmacien. Celui-ci pourra évaluer la situation, déterminer si un traitement préventif est indiqué. Une surveillance des symptômes pendant les 30 jours suivants est à prévoir.
Contrairement à la rage, la maladie de Lyme répond bien au traitement antibiotique, surtout lorsqu’elle est diagnostiquée rapidement. Les symptômes peuvent comprendre une éruption cutanée, de la fatigue, des maux de tête ainsi que, dans les cas plus graves, une atteinte des systèmes nerveux et cardiovasculaire.
Les tiques se nourrissent d’un repas de sang par année, pour trois ans de vie.
Pour réduire les risques de piqûre, il est recommandé de porter des vêtements pâles à manches longues, de rentrer le bas des pantalons dans les chaussettes et de porter des chaussures fermées.
En randonnée, il est préférable de demeurer dans les sentiers. À la maison, on recommande également de ne pas installer un bac à sable à proximité d’une bordure boisée.
Caroline Marcoux-Huard, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive